Femmes et science en Afrique : une révolution silencieuse

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Les femmes en Afrique représentent une part essentielle des ressources humaines et économiques de la société, mais aussi un réservoir unique de talents pour la science et l’innovation. Elles sont surdouées, dynamiques, entrepreneuses et résolument tournées vers l’avenir. Ce documentaire nous plonge au cœur de cette communauté bouillonnante de femmes qui, par leur travail acharné, leur implication dans l’émancipation des jeunes femmes et leur combat pour l’égalité femme-homme, révolutionnent le milieu de la recherche, et participent ainsi au développement d’un continent en pleine mutation. Il y a plus de quarante ans, une femme, scientifique, militante écologiste, crée le mouvement Green Belt pour lutter contre la déforestation de sa région au Kenya. En 2004, cette femme reçoit le Prix Nobel de la paix. C’est le premier Prix Nobel jamais remis à une femme africaine. Cette femme s’appelle Wangari Maathai. 15 ans plus tard, plus de 35 millions d’arbres ont été plantés sur le continent, et Wangari Maathai continue d’inspirer toute une nouvelle génération de femmes qui s’engagent dans la science ou la protection de l’environnement, comme celles de sa région… Aujourd’hui, on trouve de dignes héritières de Wangari Maathi un peu partout sur le continent. Des pionnières qui tracent de nouvelles voies. Dynamiques et entreprenantes, les femmes scientifiques africaines sont le nouveau visage d’une Afrique moderne qui participe aux grands bouleversements de nos sociétés. Mais dans cet univers concurrentiel, elles restent encore sous représentées. Nous avons suivi trois d’entre elles, respectivement spécialistes en nanochimie, biologie moléculaire et astrophysique. Qui sont ces femmes ? Quels obstacles ont-elles dû surmonter pour arriver au sommet de leur art ? Quel impact ont-elles sur leur communauté ? Sauront-elles trouver des solutions concrètes aux défis majeurs du XXIe siècle ? Et si le Einstein de demain était une femme africaine ?, renseigne francetvpro.fr

L’UE envisage € 1 milliard pour un cacao durable en Côte d’Ivoire, conforme à ses prochaines règles

L’Union européenne envisage d’octroyer environ € 1 milliard sur six ans à la filière cacao en Côte d’Ivoire afin de l’aider à s’adapter aux mesures qui vont être prises par l’UE dans quelques mois (lire notre article détaillé du 25 janvier dernier : Faire de la Côte d’Ivoire la première « origine cacao durable » : le détail de la politique de l’Union européenne). « Dans le cadre de notre futur programmation 2021-2027, l’UE envisage une Team Europe Initiative qui pourrait mobiliser jusqu’à un milliard d’euros pour accompagner la Côte d‘Ivoire dans sa transition vers une production durable du cacao », a déclaré vendredi l’ambassadeur de l’UE en Côte d’Ivoire, Jobst von Kirchmann, rapporte Reuters. Quant au calendrier, lors de la réunion de haut niveau sur la problématique du cacao durable qui s’était tenue à Abidjan le 22 janvier, l’ambassadeur  avait souligné : « La Commission européenne va mettre une proposition législative en place et la présenter au Conseil et au Parlement durant l’été 2021, donc dans quelques mois… Ça va donc beaucoup plus vite que ce que je pensais il y a quelques mois encore. » Rappelons la pression qu’exerce le Parlement européen sur les 27 afin qu’une législation soit adoptée pour interdire l’importation de produits liés à la déforestation et aux abus des droits humains (lire aussi : Cacao durable : l’Union européenne lance un dialogue avec la Côte d’Ivoire et le Ghana). En effet, à travers l’importation de produits comme le cacao mais aussi la viande ou encore l’huile de soja, l’UE et ses consommateurs comptent pour 10% de la déforestation mondiale liée à la production de ces produits, selon la Commission européenne. Si la législation est adoptée, les acheteurs d’un produit auront pour obligation de tracer les matières premières utilisées à chaque étape de la chaîne de valeur, ce qui comprend le démarrage de la chaîne de valeur c’est-à-dire chez le petit planteur. Des multinationales de l’agroalimentaire, comme Nestlé ou Danone, précise Reuters, seraient amenées à se conformer à cette exigence dès 2024. Selon un rapport de l’ONG américaine Mighty Earth publié jeudi, la Côte d’Ivoire aurait encore perdu 47 000 ha de forêts dans sa ceinture cacaoyère en 2020 et ce, malgré les engagements de tous -industrie, gouvernement et acteurs divers- à cesser de déforester. Ceci dit, la situation s’améliore car en 2015, il avait été fait état de la déforestation annuelle de l’ordre de 60 000 ha. L’ONG rappelle que le leader mondial du cacao a perdu 85% de son couvert forestier depuis son indépendance en 1960. Elle rappelle aussi qu’en 2017, les chocolatiers mondiaux, les agro-industries, les gouvernements de Côte d’Ivoire et du Ghana (lire nos informations en 2017 : Les grands de l’industrie du cacao s’accordent pour lutter contre la déforestation et La Côte d’Ivoire se prépare à la norme internationale de cacao durable prévue pour novembre 2017 et Joseph Larrose de chez Touton : l’industrie du cacao très pro-réactive avec la Cocoa & Forests Initiative à la COP23), informe, sous un autre registre, commodafrica.com.

Concours de l’innovation et de l’excellence managériale en Afrique : Africa Digital Manager Award

Inetum (ex-GFI), en partenariat avec l’École Centrale de Casablanca, organise l’Africa Digital Manager Award (ADMA) pour récompenser les entreprises et les managers qui mènent des projets de digitalisation dans les 3 grandes régions du continent africain. Les 3 managers lauréats du prix seront gratifiés d’une formation certifiante Lean Six Sigma Green Belt de l’Ecole Centrale de Casablanca. Les 3 entreprises employant les managers lauréats, profiteront eux d’un coaching et d’un accompagnement des experts de Capital Consulting, a relayé de son côté, africamutandi.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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