Journée internationale de la femme : Le GLF met à l’honneur 16 femmes qui dirigent la restauration de la Terre

0

Durreen Shahnaz, Carole Dieschbourg, Cristina Mittermeier, Elizabeth Maruma Mrema, Erica Armah Bra-Bulu Tandoh, Jane Goodall, Joji Cariño, Jonna Mazet, Patricia Zurita, Sahana Ghosh, Sônia Guajajara, Sumarni Laman, Susan Chomba, Vanessa Nakate, Varshini Prakash et Yvonne Aki-Sawyerr sont les 16 femmes leaders qui travaillent à la protection et à la restauration du capital naturel mondial par le biais de la science, de la finance, de l’élaboration de politiques, du journalisme et des droits fonciers, entre autres domaines d’action que le Forum mondial sur les paysages (GLF) a mis en avant à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme le 08 mars 2021.

Parmi ces femmes défenseures de l’environnement qui se sont illustrées, il y a la financière Durreen Shahnaz. Elle a canalisé des centaines de millions de dollars d’investissement pour obtenir des résultats sociaux et environnementaux positifs en fondant la première bourse sociale du monde et les plus grandes plateformes de financement participatifs d’Asie pour l’investissement à impact.                           

Hormis Mme Durreen, la ministre luxembourgeoise de l’environnement, du climat et du développement durable, Carole Dieschbourg est également parvenue à inscrire son nom dans la liste des 16 femmes leaders qui travaillent à la protection et à la restauration du capital naturel mondial. Mme Dieschbourg a joué un rôle clé dans la négociation de l’Accord de Paris. Elle a contribué à la transformation des systèmes de transport et d’énergie de son pays pour les rendre durables et s’efforce de positionner le Luxembourg comme un centre mondial de financement durable.

Pour sa Cristina Mittermeier, pionnière de la photographie de la nature, a capturé des images essentielles qui ont contribué à faire connaître les conséquences du changement climatique à un public mondial.

De son côté, Joji Cariño, militante Ibaloi, se bat sans relâche pour la reconnaissance des droits des indigènes et la protection de la biodiversité aux Philippines. « Nous sommes toutes et tous de futurs ancêtres, mis au défi de renouveler la terre pour les générations à venir », a-t-elle déclaré l’année dernière lors d’un événement du Forum mondial sur les paysages portant sur la biodiversité. « L’humanité doit faire cet effort commun pour sauver notre maison. »

La jeune Varshini Prakash, qui a fait partie du groupe de travail sur le climat du président Joe Biden pendant sa campagne, a utilisé sa voix et sa plateforme pour souligner l’importance de mettre les expériences des peuples divers et marginalisés au centre de l’activisme et du travail en faveur de l’environnement. « Ce sont les personnes qui ressentent la douleur au plus près qui peuvent parler des solutions dont nous avons besoin avec la plus grande clarté », a-t-elle déclaré lors d’une récente session GLF Live. « Il est absolument fondamental que ces personnes aient une place dans nos mouvements, sans quoi nous aurons de grands angles morts. »

Des forêts de nuages d’Amérique latine aux systèmes financiers d’Asie en passant par les métropoles africaines, indique fao.org, les militantes environnementales ont ouvert la voie aux discussions cruciales des Nations Unies sur la biodiversité et le changement climatique. Elles mettent au défi les pouvoirs économiques et politiques, les citoyens et les consommateurs, de jouer leur rôle dans la lutte pour éviter un réchauffement planétaire cataclysmique, l’extinction massive des espèces et la perte de moyens de subsistance. Si les tendances actuelles se poursuivent, 95 % des terres émergées de la planète pourraient être dégradées en 2050 et un million d’espèces pourraient disparaître au cours des prochaines années, ce qui mettrait encore plus en péril la santé de la planète et de l’humain.

C’est pourquoi, les contributions exceptionnelles de ces femmes, âgées de 13 à 86 ans, s’inscrivent également dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes qui débute cette année, de la Décennie d’action des Nations Unies pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), des voies d’action pour le climat définies par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et des engagements pour une relance verte après la pandémie du Coo COVID-19.

Moctar FICOU / VivAfrik  

Laisser un commentaire