Journée internationale des forêts 2021 : La RDC réaffirme son engagement à préserver la planète

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Le ministre Congolais de l’Environnement et du Développement durable, Maître Claude Nyamugabo Bazibuhe a tenu à réaffirmer l’engagement de la République Démocratique du Congo (RDC) tout en plaidant pour sa juste rétribution en tant que protectrice de la planète en marge de la célébration de la Journée internationale des forêts commémorée le 21 mars 2021 sous le thème : « Restauration des Forêts, une Voie vers la Reprise et le Bien-être ».

La célébration de cette journée par visioconférence a été l’Initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans l’objectif poursuivi chaque année de sensibiliser l’opinion sur l’importance de tous les types de forêts.

M. Bazibuhe qui croit dur comme fer que « parler des forêts sans la République Démocratique du Congo, c’est désormais chose impossible » intervenait aux côtés d’autres grandes figures environnementales qui émergent dans la protection des écosystèmes mondiaux par des initiatives louables. A l’occasion de son speech articulé sur le thème : « S’engager à reverdir nos continents », Me Claude Nyamugabo a mis en valeur sa présence et celle de son Homologue Mauritanien en charge de l’Environnement et Développement Durable, Marieme Bekaye lors de cette célébration.   

Suffisant pour le ministre congolais d’expliquer que cette reconnaissance est la résultante palpable d’une diplomatie environnementale agissante menée sous le leadership du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et qui a permis à ce jour au pays de reconquérir sa place de choix dans le concert des Nations dans ce domaine.

La RDC, riche de ses 155 millions des forêts représentant près de 10% des forêts tropicales du monde et 47% d’Afrique, la République Démocratique du Congo ambitionne en effet de conserver 17% du territoire national sous forme de réseau d’aires protégées conformément à ses engagements internationaux, a précisé le Ministre Claude Nyamugabo. Poursuivant son allocution, il rappelle que la forêt congolaise stocke plus ou moins 140 giga tonnes de dioxyde de carbone, soit une capacité de captage de gaz à effet de serre représentant plus ou moins 3 ans d’émission mondiale. Ce qui justifie sa posture de deuxième poumon de la planète.

L’engagement à reverdir nos continents rentre dans la volonté politique du Gouvernement de la République Démocratique du Congo dans la mesure où le pays a entamé diverses actions dans ce sens, notamment la grande initiative « Jardins scolaires pour 1 milliard d’arbres à l’horizon 2023 » pour le maintien et la reconstitution du couvert forestier du pays, avec la volonté affichée d’impliquer la jeunesse congolaise dans la gestion durable des forêts, a laissé entendre le ministre Nyamugabo.

Cette gestion durable des forêts, se traduit par la volonté des autorités de la RDC à poursuivre, dans la foulée, leurs efforts de Réduction des émissions dues à la déforestation et dégradation des forêts (REDD+), la diversification des sources d’énergies renouvelables par la lutte contre la déforestation à travers l’usage du gaz domestique, l’élaboration de la politique forestière nationale devant contenir un axe stratégique d’intervention relatif à l’afforestation, reforestation et restauration des paysages forestiers du pays et la révision de son code forestier ; la consolidation du système national de surveillance des tourbières et de ses potentialités en biodiversité, l’opérationnalisation du projet de l’économie verte et de l’économie bleue en Afrique Centrale ainsi que l’opérationnalisation du conseil consultatif national des forêts.

Si pour s’inscrire dans la droite ligne de l’initiative de Bonn de 2011, la République Démocratique du Congo par le biais du Président Félix Tshisekedi s’est lancé dans la restauration de quelques 8 millions d’hectares de son couvert forestier d’ici à 2030, elle tenait pour ce faire à concrétiser son engagement international de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique de la planète, a analysé Robert Tanzey dans les geopolismagazine.net.

Dans la foulée, le ministre Congolais de l’Environnement a toutefois souligné la nécessité de la juste rétribution qu’elle mérite de la Communauté Internationale au regard du rôle incommensurable qu’elle assure dans la sauvegarde de l’écosystème mondial.

Chiffrée à quelques 21 milliards des dollars américains, cette enveloppe devrait aider le pays à lutter efficacement contre la pauvreté dans laquelle est plongée une majeure partie de sa population.

Car, a conclu Claude Nyamugabo, l’on ne peut prétendre aspirer à un développement durable pour toutes les sociétés dans le monde et particulièrement en Afrique que si la faune et la flore des pays détenteurs des grands massifs forestiers sont épargnés des dégâts environnementaux causés par les industries et que si des contreparties financières conséquentes sont allouées auxdits États pour reverdir nos continents.

Moctar FICOU / VivAfrik       

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