Un expert Sénégalais invite la BAD à changer de paradigme dans la lutte contre la pauvreté

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Magatte Wadea profité du lancement de son livre intitulé « La Banque Africaine de Développement, réformer la gouvernance face au piège de la pauvreté » lundi 27 avril 2021, à Ngaye Mékhé, une commune située à 110 Km de Dakar, et dont il est maire depuis 2014 pour inviter l’institution financière africaine à changer de paradigmes dans la lutte contre la pauvreté.   

A cause de la pandémie du coronavirus (Covid-19),  la présentation du livre a été transmise à travers les réseaux sociaux. Dans son essai, l’élu local par ailleurs ancien Directeur de la communication et des relations extérieures de la Banque africaine de développement (BAD) a mis en exergue les paradoxes dans la gouvernance de la BAD qui n’a pas éradiqué la pauvreté dont il avait fait son cheval de bataille à sa création à Lagos, en 1964.

« L’Afrique doit se prendre en charge ; il est temps. L’Afrique est le continent qui a le plus de ressources naturelles au monde. Si on divise les ressources et le nombre d’habitants, nous sommes les plus riches, il faut changer de paradigme par rapport à la pauvreté», a plaidé l’ancien Directeur de la communication et des relations extérieures de la Banque africaine de développement.

Qui exige une lecture nouvelle de la pauvreté. « Il faut des armes nouvelles pour lutter contre la pauvreté. La BAD n’a pas réussi à inverser la tendance, malgré les ressources investies dans les infrastructures ».

En outre, l’édile de Ngaye Mékhé, capitale du cuire au Sénégal aussi ancien Secrétaire Général des Institutions africaines de financement du développement (AIAFD) et Chef de la communication et des relations extérieures, Porte-parole du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a estimé que « la  BAD devrait être majeure et se passer des guichets du Fonds africain de développement ».  

« On ne peut rester sur des slogans de réduction de la pauvreté. Il faut réformer la BAD avec toutes les contradictions externes et internes pour démocratiser le Fonds central de la BAD », a suggéré M. Wade.

Selon ses dires, « il faut qu’on ose réformer la gouvernance comme le voulaient les pères fondateurs de la Banque africaine de développement ». Dans son analyse, l’auteur est d’avis que la BAD devrait arrêter de copier servilement la Banque mondiale. « Il faut qu’on s’impose comme les responsables de la lutte contre la pauvreté en Afrique », a martelé encore l’ex directeur de la communication de la BAD. Ce dernier, a également déploré le fait que tous les fournisseurs de la BAD sont des entreprises du Nord. « Les pays non régionaux se battent pour gagner plus de parts de marché. La BAD n’est pas un instrument iconoclaste de petits bourgeois. Il faut qu’on mette en scelle les experts africains qui sont, du reste, très compétents », a souligné l’auteur de : « La Banque Africaine de Développement, réformer la gouvernance face au piège de la pauvreté », publié aux éditions Harmattan. 

Interpellé sur le chômage structurel des jeunes africains demandeurs d’emplois. Magatte Wade est d’avis que « c’est pas compliqué pour la BAD de trouver du travail aux 20 millions de jeunes qui arrivent sur le marché du travail chaque année ».

« Je pense qu’il faut qu’on industrialise l’Afrique. Il nous faut  rapidement des unités industrielles pour la sécurité alimentaire. Nos matières premières doivent être transformées en produits finis ou semi-finis. Il faut suffisamment d’énergie pour l’Afrique », a indiqué le premier magistrat de Mékhé. Pour lui, le moment est venu pour que l’Afrique, « continent de l’avenir » profite de ses richesses pour un développement harmonieux. 

Moctar FICOU / VivAfrik

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