Le président de la COP26 qualifie la tenue de l’événement de « dernier espoir » pour sauver l’environnement

0

La COP26 se tient cette année du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow en Écosse et les attentes à l’égard de cet événement sont élevées. La Conférence des Parties (COP) est un sommet annuel qui réunit 197 nations pour discuter du changement climatique et de la manière dont les pays – et nous tous – prévoient de le combattre. Elle fait partie de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), un traité international signé par la quasi-totalité des pays et territoires du monde, qui vise à limiter l’impact de l’activité humaine sur le climat.

Ce sommet constitue, selon son président le « dernier espoir » de maintenir l’augmentation des températures en dessous de 1,5 °C, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable.

Dans le même sillage, la rencontre de Glasgow constitue le « dernier espoir » pour empêcher une hausse incontrôlée des températures. C’est ce qu’affirme ce vendredi 14 mai 2021 dans un important discours le président de cet événement, Alok Sharma.

« J’ai confiance dans le fait que les dirigeants mondiaux seront à la hauteur de l’événement et qu’ils ne manqueront pas leur rendez-vous avec le destin » confie-t-il.

Ce sommet – qui réunira des dirigeants issus de 196 pays, ainsi que des entreprises et des experts – constitue selon le député britannique le « dernier espoir » de maintenir l’augmentation des températures en dessous de 1,5 °C, le seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le changement climatique deviendra incontrôlable.

Selon les Nations unies, les émissions devraient diminuer de près de 8 % par an pour ne pas dépasser l’augmentation globale de 1,5 °C prévu dans l’accord de Paris, ce qui équivaudrait à économiser chaque année jusqu’en 2030 la même quantité d’émissions que pendant la pandémie du Covid-19.

« Alok Sharma a tout à fait raison » de vouloir « maintenir l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré », a commenté Kate Blagojevic, la responsable du climat chez Greenpeace.

« Cet objectif doit être gravé dans l’esprit de tous les dirigeants du monde et sous-tendre toutes les décisions qu’ils prennent », a-t-elle ajouté, « mais pour qu’il devienne réalité, chaque pays doit intensifier son action dès maintenant, à commencer par le Royaume-Uni ».

Le discours prononcé ce vendredi par M. Sharma est particulièrement axé sur la dépendance au charbon, une « vieille technologie » dont il juge que l’époque est désormais « révolue ». Initialement prévu pour novembre 2020, le sommet sur le climat COP26 a été repoussé en raison de la pandémie.

Alors que plusieurs pays craignent que leurs représentants ne puissent pas assister en personne aux discussions en raison de la situation sanitaire et malgré des appels à organiser l’événement en ligne, le Royaume-Uni a affirmé qu’il aurait lieu physiquement.

Les extraits du discours d’Alok Sharma laissent entendre que le gouvernement britannique s’en tient pour l’instant à ce plan, puisqu’il affirme que « dans six mois, lorsque (les participants) plieront bagage et rentreront chez eux, nous pourrons dire qu’à ce moment critique, chacun d’entre nous a pris ses responsabilités. » 

Moctar FICOU / VivAfrik  

Laisser un commentaire