La gestion durable au cœur de la journée mondiale de l’océan

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Le monde entier célèbre ce mardi 8 juin 2021, la journée mondiale de l’Océan. Véritable poumon de la planète, celui-ci est toutefois menacé alors que 90% des populations des gros poissons est épuisée et 50% des récifs coralliens sont détruits. L’édition de l’année en cours mettra en évidence le thème de « l’Océan : vie et moyen de subsistance ».

Cette année, la Journée mondiale de l’océan des Nations unies souligne l’importance cruciale de l’océan en tant que source de vie et de moyens de subsistance. C’est cette interconnexion entre la nature et les hommes qui est au cœur de la Convention du patrimoine mondial de 1972.

Les océans et les lagons sont notamment affectés par la pollution due au transport maritime et les accidents pétroliers. En août 2020, la côte est de l’île Maurice fut touchée par le naufrage du Wakashio, un vraquier japonais échoué sur un récif de la Pointe d’Esny. Récemment, le porte-conteneurs MV X-Press Preal est ravagé par un incendie qui a duré 13 jours au large de Colombo, le Sri Lanka se préparant au « pire des scénarios », celui d’une marée noire.

Plus d’un millier de tonnes d’hydrocarbures s’était déversé dans le lagon abritant le parc marin de Blue Bay. Une marée noire qui avait rendu les poissons et fruits de mer impropres à la consommation. Pour le directeur exécutif de la CEJ, Hemantha Withanage, « il y a une soupe chimique dans cette zone maritime » du Sri Lanka, s’est inquiété ». Suffisant pour lui d’ajouter que les dégâts sur l’écosystème marin sont incalculables ».

L’interdiction de la pêche « affecte 4 300 familles dans mon village », a affirmé Denzil Fernando, le chef de l’association de pêcheurs Sea Street à Negombo. « La plupart des gens vivent avec un seul repas par jour », s’est-il emporté. Avant de renchérir que « le gouvernement doit soit nous autoriser à pêcher, soit nous verser une compensation ».

Quelques semaines plus tard, des dauphins morts étaient retrouvés sur les côtes mauriciennes, sans preuves officielles d’une raison de cause à effet. Un phénomène également recensé au Ghana en avril 2021.

Pour cette deuxième célébration de la Journée mondiale de l’Océan, l’ONU souhaite attirer l’attention sur une gestion plus durable, tout en rendant hommage à leur beauté et à leur richesse.

Moctar FICOU / VivAfrik

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