Résilience des populations rurales : Le ministre Sénégalais de l’Agriculture lance le programme SD3C G5 Sahel

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Le programme « SD3C G5 Sahel », destiné à renforcer la résilience des populations rurales face aux changements climatiques, aux conflits et à la Covid-19 a été lancé mardi 29 juin 2021 par le ministre Sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé.  

S’exprimant lors de cette rencontre, M. Balé a indiqué que ce programme conjoint entre l’Etat du Sénégal et trois agences des Nations unies (FIDA, FAO, PAM) a pour perspective d’assurer une meilleure prise en charge des contraintes des exploitations agricoles familiales, des petits producteurs à faible revenu, des associations de producteurs et éleveurs.

Selon le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le programme cible aussi les groupes socioprofessionnels faiblement représentés mais aussi, et surtout, des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap.

L’objectif du programme SD3C est de « consolider les moyens d’existence des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes vivant en zone transfrontalière par l’adoption d’approches de production durable et d’approches de cohésion sociale et de transformation du genre », a-t-il souligné, précisant qu’il s’agit d’un programme « transversal, en ce sens qu’il est axé sur le climat, le genre, la nutrition et la jeunesse avec une opérationnalisation en mode d’urgence ».

« Il vient s’ajouter à une panoplie d’initiatives de développement local mises en place par l’Etat du Sénégal », a renchéri le Pr Moussa Baldé.

Pour sa part, le représentant régional du Fonds international de développement agricole (FIDA) en Afrique de l’Ouest, Benoit Thierry a laissé entendre que le lancement « est la concrétisation d’une ambition manifestée au cours des négociations d’octobre dernier par les États membres du G5 Sahel, le Sénégal et le FIDA, qui était de voir le démarrage effectif du programme SD3C avant la fin du premier semestre de l’an 2021 ».

La mise en œuvre de ce projet permettra de « garantir une intégration et une durabilité effective dans la chaine des valeurs allant de la production tenant compte des enjeux nutritionnels, au renforcement des capacités de gestion après-récoltes, à la commercialisation de produits dans un environnement social stable », a poursuivi M. Thierry.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Partie prenante du programme, interviendra avec une assistance à la production couplée à un transfert monétaire au profit de ménages agricoles et pastoraux vulnérables. A ce propos, le coordonnateur sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, Gouantoueu Robert Guei a signalé qu’il est prévu « des interventions techniques, sociales et financières, à travers les champs écoles agropastoraux, les clubs d’écoute et les associations villageoises d’épargne et de crédit ». Il sera mis en œuvre dans cinq régions et huit départements.

Le programme interviendra, pour sa première phase (2021-2023), dans les départements de Kanel (Matam), Podor (Saint Louis) et Goudiry (Tambacounda). Pour sa deuxième phase (2024-2026), il sera étendu aux zones de Ranérou, Matam, Bakel, Salémata et Saraya.

D’une durée de six ans, le programme « SD3C » ambitionne de toucher au Sénégal 18 000 ménages agropastoraux pour un total de 180 000 personnes dont 50% de femmes adultes et 40% de jeunes des deux sexes.

Le montant total du financement s’élève à 27,948 millions de dollars, y compris le financement parallèle du fonds vert pour le climat. Pour la première phase d’une durée de trois ans, le montant global des financements mobilisés s’élève à 3,74 milliards de francs CFA.

Moctar FICOU / VivAfrik

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