La production pétrolière dans le golfe du Mexique affectée l’ouragan Ida

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Même ramené au stade de tempête tropicale lundi 30 aout 2021 dans la soirée, Ida a largement eu le temps de faire d’importants dégâts dans cette région du sud des Etats-Unis. En d’autres termes, Ida, qui était considérée comme un dangereux ouragan de catégorie 4, a perdu de sa force après avoir touché terre le 29 août 2021 en Louisiane. Plus d’un million de personnes ont été privées d’électricité après que des vents soufflant à 170 km/h ont frappé la côte sud des Etats-Unis.

Entre désolation et soulagement. Si l’arrivée de l’ouragan Ida au large de la Louisiane faisait craindre le pire dimanche soir, ravivant notamment le terrible souvenir de Katrina en 2005, l’affaiblissement du phénomène à mesure qu’il pénétrait dans les terres de la Louisiane a finalement éloigné le spectre d’une catastrophe d’ampleur similaire.

L’ouragan Ida a forcé les producteurs de la région du golfe du Mexique à fermer des capacités de production équivalentes à 1,74 million de barils de pétrole par jour. C’est ce qu’a rapporté dimanche 29 aout 2021 le Bureau de sécurité et d’application des règles environnementales (BSSE), une branche du département d’Etat des Etats-Unis.

Le golfe du Mexique, c’est 17 % de la production américaine de pétrole brut et 5 % de la production de gaz naturel sec. Plus de 45 % de la capacité totale de raffinage des Etats-Unis se trouve également le long de la côte du golfe du Mexique. En fin de semaine dernière, les producteurs ont évacué leurs travailleurs à l’annonce de l’approche de l’ouragan. Ainsi 288 plateformes ont été évacuées, soit 51 % de l’ensemble des installations de la région pétrolière.

Il faut souligner que la majorité des terminaux d’exportation de pétrole de la région a également été fermée, ainsi que les raffineries. Cela devrait affecter les cours dans les prochains jours et éventuellement les prochaines semaines si l’on en croit la réaction habituelle des prix au niveau des stocks de pétrole et de gaz publiés chaque mercredi par la US Energy Information Administration.

Pour l’instant, cette information n’a pas eu le moindre impact sur les marchés. Les contrats à terme sur le WTI, la référence américaine, sont restés relativement stables à 68,73 dollars le baril. Ceci, par rapport à un règlement pour le contrat d’octobre, à 68,74 dollars le baril vendredi. Par contre, les contrats à terme sur le gaz naturel ont gagné 1,5 % sur Globex, à environ 4,45 dollars par million de British thermal units. Le contrat de gaz naturel de septembre, qui a expiré à la fin de la séance de vendredi, s’est établi à 4,37 dollars, selon Dow Jones Market Data.

Après le passage d’Ida, des travaux seront nécessaires pour relancer pleinement les activités pétrolières de la région.

Moctar FICOU / VivAfrik

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