Apprendre à respecter la nature et éveiller les consciences, l’un des objectifs du Congrès mondial de la nature de l’UICN

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Le Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui se tient  du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille est dans sa dernière ligne droite. Les participants de cette rencontre planétaire déduisent un million d’espèces animales et végétales sont en voie de disparition sur les quelque huit millions recensées dans le monde. Parmi elles, les oiseaux, mis en danger par l’utilisation des pesticides et la disparition des insectes, mais aussi le réchauffement climatique. Apprendre à respecter la nature et éveiller les consciences, c’est l’un des objectifs du Congrès mondial de la nature (UICN) qui se tient jusqu’au 11 septembre à Marseille.

En outre, les participants de ce Congrès appellent à des règles plus équitables. Alouette des champs, bruant jaune, pipit farlouse, tourterelle des bois, tarier des prés, verdier d’Europe… Les chants de certains oiseaux, bientôt, vous ne les entendrez plus. En trois décennies, la France a perdu 30% de ses populations d’oiseaux.

De l’avis de l’artiste sonore Anthony Carcone, pour stopper cette hécatombe, il faut donc éveiller les consciences. Dans l’espace « Génération Nature », il a installé ses haut-parleurs pour faire entendre, à travers « Birds of silence », un monde qui demain n’existera peut-être plus. « Par exemple, l’outarde canepetière, le coucou gris, le chardonneret élégant, la perdrix grise… Tous ces oiseaux ont subi depuis 25 ans une chute de leur population et nous amènent petit à petit vers un printemps silencieux. L’art peut permettre aux gens de prendre conscience », explique-t-il.

Message reçu cinq sur cinq par le petit Selmen, 10 ans à qui on a posé la question : qu’est-ce que tu fais pour protéger les oiseaux ? « Déjà, il ne faut pas polluer la nature, jeter des déchets et ne pas abattre trop les arbres », a rappelé RFI.

Les yeux clos, un visiteur ornithologue amateur a écouté la symphonie en silence. Il regrette que même les moineaux se fassent de plus en plus rares dans nos villes et que l’homme ne comprenne toujours rien : « En tant qu’humain, on devrait se dire, ils disparaissent et nous allons disparaître, se désole-t-il. Parce que ce n’est pas les smartphones et les écrans qui nous maintiendront en vie. »

Moctar FICOU / VivAfrik

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