Un partenariat visant à stimuler la production de pommes de terre noué au Kenya

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L’Organisation kényane de recherche sur l’agriculture et l’élevage (KALRO) à nouer un partenariat avec la Fondation Syngenta pour accroître la production de pommes de terre au Kenya où la pomme de terre est la seconde denrée la plus cultivée. Alors que la consommation est en pleine hausse depuis quelques années, les autorités multiplient les initiatives pour développer la filière, d’où le sens de ce partenariat.

La collaboration entre les deux acteurs sera axée principalement autour de l’amélioration de la fourniture de semences de qualité certifiées aux exploitants, un véritable défi pour les acteurs de la filière, a relayé Businessdailyafrica. 

Dans cette optique, la Fondation Syngenta renforcera la capacité des entreprises semencières sur le plan de la sélection et de la multiplication des cultivars. Ces entités agréées devraient distribuer environ 240 000 variétés hybrides à haut rendement aux producteurs répartis dans toutes les zones de culture du tubercule.

L’objectif affiché est de faire passer la production de pommes de terre de 2 millions de tonnes actuellement à 10 millions de tonnes grâce au gain de productivité des semences améliorées. Par cette initiative, les autorités entendent également permettre aux exploitants de satisfaire la demande de l’industrie de la transformation.

Si ce segment est en plein essor avec la multiplication des points de vente dans la restauration rapide, les producteurs ne profitent pas encore des opportunités économiques qui y sont liées en raison de l’inadéquation des variétés locales pour la fabrication de frites et de chips. Cette situation conduit les enseignes à s’approvisionner en matières premières auprès de l’Egypte et de l’Afrique du Sud.

Alors qu’ils sont frappés actuellement par des droits de douane de 30 % sur leurs importations de pommes de terre depuis les pays hors de la Communauté est-africaine (CEA), les industriels pourront se tourner vers les achats locaux avec le projet. Une démarche qui devrait leur permettre de réduire le coût d’approvisionnement et de contribuer à l’amélioration des revenus des agriculteurs. Au Kenya, la production de pommes de terre s’étend sur 120 000 hectares.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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