La ville de Parakou (Bénin) abrite la première édition du SIMAA 2021

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La destinée de l’agriculture du Bénin est épiloguée dans la ville de Parakou qui accueille le 1er Salon international du Bénin dédié au secteur agricole sous le thème : « L’Agriculture béninoise à l’ère de la territorialisation : Les grands défis et enjeux de la modernisation ». Baptisé Salon international de la modernisation agricole et agroalimentaire du Benin (SIMAA), ce rendez-vous de haute portée se déroule en deux phases. La 1ère a eu lieu du 25 au 28 novembre 2021 au stade Général Mathieu Kérékou à Cotonou et la seconde se déroule du 02 au 05 décembre 2021 à Parakou.

La cérémonie de clôture de l’étape de Cotonou qui s’est déroulée le samedi 27 novembre 2021, a été présidée par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Dossa Aguemon, représentant le ministre empêché, en présence des directeurs généraux des Agences territoriales de développement agricole (ATDA) des pôles 5, 6 et 7, a rappelé le gouvernement béninois dans son site officiel.

« On ne saurait parler de modernisation de l’agriculture sans parler de mécanisation. Le SIMAA est venu à point nommé pour la société étatique SoNaMa de révéler à tous les producteurs du Bénin que la mécanisation agricole dans notre pays est devenue une réalité aujourd’hui », a indiqué le directeur des opérations commerciales de la SoNaMa, Rodrigue Adogony lors de cette cérémonie de clôture de la première phase.

De son côté, le directeur général de la société PRÉCIS PLUS, Calixte Libla, a laissé entendre que c’est la 1ère fois que le gouvernement permet aux agriculteurs de se faire découvrir et montrer leurs produits à un salon international. Cela amène à ne plus continuer à cultiver la terre avec la houe et la daba.

Pour le chef adjoint du Programme ACMA2, Alexis Ntamavukiro, le SIMAA a été pour lui une occasion de connaître d’autres partenaires, de voir les synergies possibles et améliorer les collaborations.

Le site officiel du gouvernement renseigne que pour les directeurs généraux des ATDA des pôles 5, 6 et 7, ce salon a été une occasion pour eux de montrer aux populations ce qui se passe au niveau de chaque pôle de développement agricole. C’est la toute première fois, en tant qu’institutions, qu’elles prennent part à un salon. Ce qui est un évènement inédit. Ils ont souhaité que cet évènement puisse se reproduire les années à venir afin de faire connaître davantage aux populations ce que ces agences offrent en termes de services.

Le Représentant du ministre, Dossa Aguemon, a salué tous les acteurs qui ont pris part à ce salon et le respect des engagements pris par les organisateurs contre la Covid-19. Pour lui, ce salon de Cotonou a apporté une valeur ajoutée par rapport aux passifs. Cela est une assurance que l’étape de Parakou fera mieux que Cotonou. Il a appelé les acteurs du monde agricole à travailler pour une forte visibilité de ce salon pour les prochaines éditions.

« Que chacun mobilise son réseau pour venir le visiter et acheter. Ce n’est que par cette voie que nous pouvons promouvoir la consommation locale », s’est-il exprimé. Encourageant les acteurs du secteur privé à aller plus loin et à entrer pleinement dans la modernisation de l’agriculture béninoise. « L’État fera tous les efforts pour les accompagner, car sans les acteurs privés, il n’y aura pas de mécanisation », a-t-il dit.

« La terre ne ment pas. Le SIMAA est un outil pour révéler à tous les performances enregistrées dans le monde agricole depuis 2016 », a expliqué le directeur général du pôle agricole 4.

L’objectif visé par la phase de Parakou est de faire le bilan des efforts et réfléchir sur l’amélioration des pôles agricoles de développement.          

Moctar FICOU / VivAfrik                   

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