Les changements climatiques, une menace grave pour la prospérité, dixit un expert Sénégalais

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« Les changements climatiques constituent l’une des plus graves menaces pour la prospérité et le développement mondiaux. Les gaz à effet de serre anthropiques ont enclenché un phénomène de réchauffement climatique qui concerne toute la communauté internationale et ne laissera pas le monde indemne », a affirmé, mercredi 29 décembre 2021, Cheikh Fofana, directeur adjoint de l’environnement du Sénégal.

L’expert Sénégalais a soutenu qu’une telle évolution pourrait provoquer une hausse incontrôlable du niveau de la mer et présider à l’instauration de conditions climatiques totalement nouvelles, entraînant des vagues de chaleur catastrophiques, des sécheresses persistantes et des inondations sans précédent.

Le directeur adjoint de l’environnement du Sénégal présidait, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le démarrage d’une session de renforcement des capacités des acteurs institutionnels, notamment des députés, des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), du Conseil économique, social et environnemental (CESE), entre autres élus locaux, sur les changements climatiques.

Cette activité, à l’initiative du ministère de l’Environnement et du Développement durable, entre dans le cadre du projet d’appui au plan national d’adaptation du Sénégal (PNA-FEM).

« Les fondements mêmes de nos sociétés, notamment notre sécurité alimentaire et sanitaire, les infrastructures mais aussi l’intégrité des écosystèmes, s’en trouveraient menacés et les populations les plus durement touchées seraient les populations pauvres et vulnérables », a poursuivi Cheikh Fofana.

Dans le cadre de l’Accord de Paris, le Sénégal, à l’image des autres pays, a élaboré sa « Contribution déterminée au niveau national » (CDN) d’un coût de 13 milliards de dollars US.

A travers ce document, précise-t-il, le Sénégal s’est engagé à réaliser une déviation de sa trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 de l’ordre de -7% en inconditionnel et de -29% en conditionnel par rapport au scénario de base.

« Ces cibles d’atténuation visent les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et des autres utilisations des terres, du transport, de la gestion des déchets, de l’énergie et de l’industrie », a indiqué le directeur adjoint de l’environnement.

« Pays très vulnérable », le Sénégal, ajoute M. Fofana, a également engagé son processus de Plan national d’adaptation depuis 2015, pour les secteurs de la zone côtière, des infrastructures routières, de la gestion des risques de catastrophe axés sur les inondations, de l’agriculture, des ressources en eau, de la biodiversité, du tourisme, de la santé, de l’élevage et de la pêche.

« Dans ce cadre de riposte, il est important que les élus soutiennent la mise en œuvre de mesures de réduction contenues dans ce document d’engagement du Sénégal auprès de la communauté internationale », a-t-il estimé pur justifier la pertinence de cette session de formation.

Celle-ci entre aussi dans le cadre d’un processus de formation des différentes catégories d’acteurs qui jouent un rôle prépondérant dans la lutte contre les changements climatiques.

« En effet, la mise en œuvre des objectifs contenus dans notre CDN implique que les capacités des différents acteurs, à tous les niveaux, soient renforcées », a expliqué M. Fofana.        

Moctar FICOU / VivAfrik

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