La pêche anarchique fait perdre à la Tunisie plus de 50 % de sa richesse halieutique, selon l’UTAP

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L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) a fait part de son inquiétude envers la baisse des richesses halieutiques, dans une proportion dépassant les 50 %, du fait de l’accentuation du fléau de la pêche anarchique, a indiqué l’union dans un communiqué repris par news.gnet.tn.

Suffisant pour l’organisation de mettre en garde les autorités compétentes contre le « relâchement », l’« atermoiement », et le « manque de sérieux » en matière de déblocage des dossiers du secteur, notamment ceux liés à la lutte contre la pêche anarchique, la généralisation du repos biologique, et le règlement des problèmes en suspens.

Selon le communiqué, l’UTAP a invité à appuyer le dispositif de production, à en renforcer la productivité, et à accélérer la signature des traités de partenariat avec le gouvernement, dans les secteurs des céréales, des volailles, et de la pêche, tout en optant pour le mécanisme des prix variables.

Le document paru à l’issue de la tenue de la réunion du bureau exécutif de l’UTAP, mardi 25 janvier 2022, a souligné que l’organisation agricole plaide pour une approche participative en matière de règlement des dossiers brûlants, objet de préoccupation des agriculteurs et des pêcheurs, comme les aliments pour bétail, la question de l’eau, et les grandes réformes dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, lit-on dans les colonnes de news.gnet.tn.

La même source renseigne que l’UTAP se dit préoccupée par les difficultés persistantes marquant la saison des grandes cultures et de l’incapacité des agriculteurs à valoriser les facteurs climatiques du fait du manque flagrant de l’ammonitrate, dans la mesure où le taux d’approvisionnement des régions céréalières n’a pas dépassé les 30 %, des suites de la répartition inéquitable de ce produit, chose préjudiciable, particulièrement, pour les petits producteurs.

Le syndicat agricole réclame le renforcement du contrôle sanitaire de tous les produits agricoles et de pêche importés d’une manière légale et illégale, en préservation de la santé du consommateur, ainsi que des dispositifs locaux. Il appelle à des solutions à même d’aplanir les complexités administratives, liées notamment à l’investissement et à l’exportation.

Moctar FICOU / VivAfrik