Sénégal : L’ONAS annonce la fin des travaux de plusieurs infrastructures de lutte contre les inondations en 2022

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Les inondations ont causé beaucoup de dégâts au Sénégal où chaque année, plusieurs localités, dont la banlieue dakaroise, vivent le calvaire. Pendant près de dix ans, la banlieue de Dakar, Dakar, la capitale, est constamment dans la nasse. Face à la recrudescence des inondations, trouver une solution au phénomène est devenu un casse-tête pour l’Etat du Sénégal qui fait face tous les ans à la grogne populaire.

Malgré tout, les autorités Sénégalaises avaient fait des promesses et pris un certain nombre de mesures pour régler définitivement le problème des inondations avec à la clef, l’établissement d’un Plan décennal de lutte contre les inondations (2012-2022) dont le budget était évalué à 766 milliards 988 millions 450 mille 362 FCFA.

Ces mesures ont permis le lancement de plusieurs projets qui seront, de l’avis directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Dr Ababacar Mbaye, achevés au cours de cette année.

Parmi ces projets, figure le projet de l’assainissement des 10 villes exécuté à 90%. « À Louga, les travaux ont été inaugurés. À Pikine, Tambacounda, Matam, nous allons prochainement inaugurer les réalisations parce que les travaux sont terminés. Maintenant, il reste ceux de Tivaouane où le marché de base est terminé, mais il faut faire un complément avec un avenant pour prendre en charge l’assainissement sur l’esplanade de la mosquée de Tivaouane. Pour les localités de Cambérène, les travaux ont repris, de même qu’à Touba et à Kaolack. Les entreprises sont dans une bonne dynamique pour finaliser le projet des 10 villes », a assuré le directeur de l’ONAS.

Pour qui le seul couac était la difficulté liée à la mobilisation des fonds. Mais d’après lui, les autorités ont pris toutes les dispositions pour que ce projet puisse être finalisé au courant de l’année 2022.

« Nous avons aussi un autre projet très important, celui de la dépollution du Nord de la ville de Dakar qui concerne l’extension de la station d’épuration de Cambérène qui passe de 19 000 m3/jour à 90 000 m3/jour. Une fois terminée, cette station sera un réceptacle d’eaux usées traitées. Elle va permettre la prise en charge de beaucoup de quartiers pas encore connectés au réseau de l’ONAS. Nous sommes à 85% de réalisation des travaux. En 2022, ce projet sera bouclé. Il y a aussi le projet de réhabilitation du réseau d’eau usée de Saint-Louis dit projet île de Saint-Louis. Là aussi, dans la partie nord de l’île, les travaux sont terminés. Il reste la partie sud de l’île où les travaux sont bien avancés et devront être bouclés au courant de l’année 2022. Ce projet prend aussi en compte le renouvellement de la station d’épuration de Saint-Louis », dit-il.

Se prononçant sur les travaux de dépollution de la Baie de Hann lancés en 2020, le Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal a reconnu qu’il y a des lenteurs voire quelques retards par rapport au délai imparti.

« On a eu la malchance de tomber sur une entreprise défaillante. C’est une entreprise allemande, mais nous sommes dans les dispositions de régler ce problème pour aller vite. En relation avec les PTF (Ndlr : Partenaires techniques et financiers), mais aussi avec l’ensemble des parties prenantes, nous sommes dans les dispositions de décanter la situation », a-t-il confié à qui veut l’entendre.  

« Il faut aussi noter que pour tout projet d’assainissement, si vous n’assistez pas au démarrage des travaux, vous pouvez penser qu’on n’a rien fait, parce que les ouvrages sont souvent sous terre. Mais pour ce projet, près de 30% des canalisations ont été posés. Toutes les études au niveau des stations de pompage ont été faites », a poursuivi le Dr Ababacar Mbaye.

Concluant speech, le responsable a souligné que, « dans le cadre de la gestion des inondations, il y a des mesures à prendre. On a géré les opérations pré-hivernage qui ont joué un grand rôle, surtout dans le curage des canaux à Dakar et sa banlieue, mais aussi dans les régions. Un programme très important a été mis en place pour préparer l’hivernage 2021. De la même façon, nous allons préparer l’hivernage 2022. Dès le mois d’avril, on va commencer les mêmes travaux de curage pour prévenir les inondations ».

Moctar FICOU / VivAfrik