La RDC annonce la tenue de la 1ère conférence internationale sur la gestion des volcans de Virunga

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La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la tenue de la première conférence internationale sur la gestion des volcans de Virunga du samedi 19 au lundi 21 mars 2022 à Goma au Nord-Kivu. C’est dans cette optique que le ministre Congolais de la Recherche scientifique et Innovations technologiques a appelé tous les médias congolais à accompagner les travaux de cette première conférence internationale sur la gestion des Volcans de Virunga.

« J’appelle l’accompagnement de la presse congolaise pour que les scientifiques congolais et les expatriés qui viendront comme chercheurs soient suivis à travers le monde. Il n’y a pas que le côté négatif du volcan. Il y a aussi le côté recherche », a invité, samedi 12 mars 2022 José Mpanda.  

D’après M. Mpanda ces assises réuniront des chercheurs nationaux et internationaux en volcanologie et en disciplines connexes du monde entier.

José Mpanda a également détaillé les objectifs des travaux qui auront lieu à l’hôtel Serena autour du thème central retenu pour cette première réunion : « Surveillance et gestion des risques volcaniques dans la région des Virunga : solutions et perspectives ».

Le ministre de la Recherche scientifique et Innovations technologiques a mis en valeur l’initiative du chef de l’État qui veut voir les scientifiques congolais jouer les premiers rôles dans le secteur. D’après lui, cette première conférence internationale sur les volcans des Virunga, est une tribune qui mettra autour d’une table les chercheurs, experts nationaux et internationaux en volcanologie et en disciplines connexes « en vue de mutualiser les échanges scientifiques et déboucher sur des stratégies et méthodologies idoines de surveillance devant augmenter les capacités de l’Observatoire volcanogique de Goma (OVG) ». L’occasion de mener des réflexions sur des stratégies à mettre en place pour la gestion des volcans en RDC.

Selon le responsable Congolais, la province du Nord-Kivu est minée par plusieurs volcans, situés autour de la ville de Goma. Citant les statistiques, il indique qu’« on en compte au moins huit dont Nyiragongo et Nyamulagira, situés respectivement à 15 et 40 km de Goma et qui sont encore actifs.

Le Nyiragongo le plus connu avec une altitude de 3 470 mètres est considéré par les spécialistes comme l’un des plus dangereux. Il est connu pour abriter le plus grand lac de lave quasiment permanente.

Si l’on se fie à l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG), la dangerosité tient au fait que ses coulées de lave sont extrêmement rapides. Il se situe dans la région très peuplée de Goma. Et constitue donc, une menace pour environ 1,5 million d’habitants.

Pour l’élu du Kasaï oriental, le choix de la ville de Goma s’explique ainsi à cause de ses deux volcans Nyiragongo et Nyamulagira, les plus actifs du monde, bien qu’à des densités différentes.

Sa dernière éruption du 22 mai 2021 a connu des effets dévastateurs après plus de 19 ans d’accalmie après celle du 17 février 2002. Ces deux dernières catastrophes avaient causé d’énormes dégâts humains et matériels. Plus d’une centaine de morts, des villages entiers, des habitations et autres édifices publiques englouties. Laissant ainsi des milliers de personnes sans abri. Le tissu économique touché à 80%. Le choc était dur pour les habitants de Goma.

Visoke, Karisimbi, Mikeno, Sabyinyo, Gahinga et Muhabura sont considérés par l’OVG, comme des volcans endormis. Ils sont situés pour la plupart à cheval entre le Rwanda et la RDC. Ils sont appelés aussi la chaine des volcans des Virunga. En sachant que Sabyinyo partage la frontière entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC.

Le chef de la Recherche scientifique a ajouté qu’il sera, en même temps, statué sur l’accompagnement de l’OVG par différents partenaires scientifiques, techniques et financiers ainsi que sur le plan de contingence qui saura anticiper la gestion des risques volcaniques.

La Conférence Internationale sur les volcans des Virunga vise à définir et planifier les priorités pour renforcer les capacités de l’OVG à réduire l’impact des prochaines éruptions des volcans des Virunga. Au terme de ces assises, un document reprenant les différents résultats sur les volcans sera mis à disposition. « A l’issue de ces travaux qui s’effectueront en exposés, panels, travaux en équipes et expositions de posters reprenant différents résultats de recherche sur les volcans, un document sous forme d’actes de la Conférence internationale sur les volcans des Virunga, sera mis à disposition », a-t-il conclu.

Moctar FICOU / VivAfrik