La startup britannique Brilliant Planet envisage réduire les émissions de CO2 via une technologie de captage au Maroc

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Une ferme de capture du carbone sera bientôt installée au Maroc. Le projet est mené par la start-up technologique britannique Brilliant Planet. Ainsi, la startup britannique Brilliant Planet vient de lancer une ferme de 30 hectares dans le désert du Sahara (Maroc) dans le but de capter le carbone de l’air à l’aide d’algues. La société a créé les conditions nécessaires pour capturer du carbone à faible coût en utilisant de l’eau de mer et en reproduisant les conditions de croissance idéales pour la prolifération des algues.

Suffisant pour Raffael Jovine, cofondateur de Brilliant Planet de laissé entendre que « nous utilisons des ressources naturelles sous-exploitées pour faire pousser une nouvelle biomasse et absorber l’excès de dioxyde de carbone. Par unité de surface, cette approche permet de séquestrer jusqu’à 30 fois plus de carbone par an que les forêts tropicales, tout en désacidifiant l’eau de mer côtière locale pour la ramener à des niveaux préindustriels ». A l’en croire, la ferme et toute l’installation seront alimentées par de l’énergie solaire. 

L’objectif de l’entreprise est de réduire le coût de la tonne de CO2 à moins de 50 $ à partir de fermes d’algues naturelles.

La stratégie de l’entreprise consistera à pomper l’eau de mer de la côte voisine dans son installation, rapporte Info Maroc. Le but est de tirer parti des nutriments présents dans l’eau, dont les algues ont besoin pour se développer, et du CO2. Ces dernières années, l’océan a absorbé des dizaines de milliards de tonnes d’émissions de CO2, indique le média. Ainsi, lorsque l’eau circulera dans les étangs installés par l’entreprise, les algues se développeront et pourront capturer le carbone. Le système de Brilliant Planet sera alimenté par l’énergie solaire.

Le captage de CO2 est devenu depuis quelques années une option pour ralentir le réchauffement climatique. Selon l’IFP Energies nouvelles, 21 installations de grande taille sont opérationnelles actuellement à travers le monde, séquestrant dans l’ordre de 40 millions de tonnes de CO2 par an. En Afrique, l’Afrique du Sud mettra en service sa première usine de captage de CO2 en 2023.

Après avoir été cité comme modèle dans la transition énergétique dans les différents rapports sur le climat parus cette année, le Maroc se lance dans le captage du CO2. Ce processus est perçu comme un complément de l’utilisation des énergies propres dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Moctar FICOU / VivAfrik