Un projet de gaz naturel liquéfié pourrait voir le jour à partir de 2023 au Congo-Brazzaville

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La société italienne privée d’hydrocarbures Eni et le gouvernement du Congo-Brazzaville ont signé, jeudi 21 avril 2022, un mémorandum d’accord visant à accroître les volumes de gaz livrés à l’Italie ainsi que le renforcement de la production du combustible au Congo. Ce second volet comporte un plan de construction d’une usine de production de gaz naturel liquéfié (GNL), capable de fournir 3 millions de tonnes de GNL par an. Le démarrage du projet est prévu pour l’année 2023.

Si l’on se fie à l’agenceecofin.com, le document a été paraphé en présence du ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso, du ministre italien des Affaires étrangères, Luigi di Maio, du ministre italien de la Transition écologique, Roberto Cingolani, du ministre des Hydrocarbures de la République du Congo, Bruno Jean-Richard Itoua, et du Président directeur général (PDG) d’Eni, Claudio Descalzi.

La même source qui indique qu’aucune précision quant à l’aspect financier de la transaction n’a été divulguée, a rappelé qu’en mars 2022, le ministre italien des Affaires étrangères avait effectué une visite de travail au Congo, afin de négocier des accords d’approvisionnement supplémentaire en gaz naturel. Le pays européen cherche en effet à réduire sa dépendance au gaz russe, dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, les deux parties ont convenu de définir des initiatives pour promouvoir la décarbonation et la transition énergétique durable dans le pays, en particulier dans les domaines des énergies renouvelables. Cet aspect prendra également en compte le développement d’une chaîne d’approvisionnement agricole pour produire des matières premières pour le bioraffinage et favoriser la gestion durable des forêts, l’adoption de systèmes de cuisson propres, etc.

Outre Eni, la société russe Lukoil envisage de produire du GNL dans le pays d’Afrique centrale.

Moctar FICOU / VivAfrik