L’Afrique centrale en proie à la pauvreté, Félix Tshisekedi fustige la situation                   

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Le nouveau président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) est en croisade contre le chômage et la pauvreté en République démocratique du Congo (RDC)

Félix Tshisekedi a déploré à Brazzaville, le niveau de pauvreté et de chômage en Afrique centrale, alors qu’il prenait officiellement la présidence tournante de la CEEAC, immédiatement à l’issue de son mandat d’une année à la tête de l’Union africaine.

Le président congolais doit diriger cette organisation pour une année mais en République démocratique du Congo, son pays, la situation de pauvreté et de chômage est encore plus grave. Un pays potentiellement riche mais dont la population est pauvre.             

Si l’on se fie à M. Tshisekedi, dans la capitale congolaise, Brazzaville, plus de la moitié des jeunes en Afrique centrale sont soit à la recherche d’un emploi, soit sous-employés.      

« J’ai besoin de travailler mais il n’y a pas de boulot. Le président nous parle toujours qu’il va changer le Congo mais il ne réalise pas les choses », se plaint l’un des jeunes en quête d’emplois. Un autre surenchérit : « Il n’y a pas d’entreprises, il faut que le président crée des entreprises ». Un troisième est  désabusé : « Jusqu’à présent il n’y a rien. Il n’y a que des promesses et surtout le chef de l’Etat qui nous garantit à chaque instant mais ce sont des promesses », a relayé dw.com.

Pour Madame Princesse, enseignante dans une école privée à Kinshasa, même ceux qui travaillent vivent souvent dans la pauvreté car le salaire qu’ils perçoivent est insuffisant pour subvenir à leurs besoins. « Vous travaillez durement et pour être rémunéré c’est vraiment un problème. Vous travaillez du premier au trente, du matin au soir mais pour avoir à peine cent dollars. Donc vous voyez tout ça, ça fait mal », a-t-elle raconté à dw.com.         

Pendant ce temps, la population de la République démocratique du Congo n’est nourrie que de promesses de la part du président et de son gouvernement. C’est du moins ce qu’estime Eric Musampa. Cet analyste congolais déclare que le président « gère à lui seul le pays » avec « un Parlement acquis à sa cause, il a le gouvernement de la majorité ».

Mais Eric Musampa se demande quelle est la politique mise en place par son gouvernement pour réduire le taux de pauvreté. « Qu’est-ce qu’il est en train de faire pour réduire le taux du chômage ? Le président doit rectifier le tir ».

Moctar FICOU / VivAfrik