La Journée mondiale de l’océan, un moment propice pour essayer de sauver cet espace aquatique  

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Ce mercredi 8 juin 2022 marque la 14ème Journée mondiale des océans, décrétée par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 2008 au Brésil. Suffisant pour les experts d’inviter la population à apprendre soin davantage cet écosystème rempli de mystères.

Cette journée permet de rappeler la place qu’occupe les océans dans notre quotidien et la nécessité de les protéger. Les océans recouvrent 70% de la planète et abritent la majeure partie de la biodiversité. Ils produisent à eux seuls 50% de l’oxygène.

Mais ces océans sont menacés par l’activité humaine. Selon le site des Nations Unies, 90% des espèces  « gros poisson » ont déjà disparu et la moitié des récifs coralliens sont déjà détruits. Ce constat a conduit les Nations Unies à placer l’édition 2022 de la Journée mondiale de l’Océan sur le thème : « revitaliser les océans par l’action collective ».

Pour Dany Dumont, professeur en océanographie physique à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et directeur général du Réseau Québec maritime, cette journée est avant tout l’occasion de sensibiliser la population sur plusieurs volets.

« Beaucoup d’enjeux liés à la crise climatique et aux enjeux de la biodiversité se passent sous nos océans »,  a fait valoir M. Dumont qui s’intéresse notamment à l’interaction entre l’atmosphère et l’écosystème marin dans le but de protéger ces étendues d’eau.

À ce propos, le chercheur à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) a évoqué l’importance symbolique de l’estuaire du Saint-Laurent. Il y a là toute une poésie, une riche histoire maritime, selon Dany Dumont.

D’après les experts, le but de cette journée est également de sensibiliser le public au respect des océans et de contribuer à la mobilisation en faveur de la protection de la biodiversité. Même si elle doit encore largement se renforcer, une certaine prise de conscience s’effectue. Ainsi de multiples opérations de cleanwalk (NDLR : ramassage des déchets en bord de mer) ont lieu un peu partout sur la planète.

A signaler que parmi les autres principaux dangers pour les océans on retrouve principalement la surpêche, le plastique ou encore la diversification des activités humaines dans les océans. Le plastique représente 85 % des déchets marins et entre 19 et 23 millions de tonnes de plastiques se retrouvent tous les ans dans les eaux puis atterrissent en mer d’après WWF. De plus, seul 2,8% de la surface de l’océan reste protégée des effets de la pêche, selon les Nations Unies.

Moctar FICOU / VivAfrik