Distribution des intrants agricoles au Sénégal : Le DRDR relève le retard dans région de Louga

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« La mise en place des semences se déroule avec quelques difficultés liées à la non-disponibilité des intrants chez certains opérateurs, mais le ministère est en train de travailler à leur remplacement par d’autres, qui disposent de semences », a dit Jean-Paul Bampoky à la presse locale.

C’est par ces mots que le directeur régional du développement rural (DRDR) de Louga a fait part du retard de la distribution des intrants agricoles dans cette région, tout en assurant que le ministère de tutelle s’attèle à les rendre disponibles.

M. Bampoky qui s’entretenait avec les journalistes à la fin d’une réunion consacrée à la préparation de la campagne agricole 2022-2023, sous la présidence d’Awa Ndiaye Diop, adjointe du gouverneur de Louga, chargée des affaires administratives de la région a promis de mettre les intrants agricoles à la disposition des zones où ils se font désirer, avec l’aide des autorités administratives locales, a-t-on appris de l’Agence sénégalaise de presse (APS).

Lors de la réunion, les agriculteurs ont déploré l’indisponibilité des semences, plusieurs semaines après le démarrage de la saison des pluies.

Interrogé par les agriculteurs sur la quantité du quota de la région de Louga, Jean-Paul Bampoky leur a dit qu’il n’était pas en mesure de l’indiquer.

Seul le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural peut dire quelle quantité d’intrants agricoles recevra la région, selon le DRDR.

Pour sa part, un opérateur privé a fait valoir que « pour cette campagne 2022-2023, des difficultés ont été notées. Les semences d’arachide ne sont pas encore disponibles. A la fin de la dernière campagne agricole, les semences restantes ont été vendues à des opérateurs chinois. C’est la raison pour laquelle elles ne sont plus disponibles ».

« C’est vraiment un problème, nous sommes en train de le résoudre », a assuré à l’APS Mor Bati Lô, qui fait partie des stockeurs désignés par l’Etat pour mettre les semences et les engrais à la disposition des agriculteurs de la région de Louga.  

L’opérateur économique a aussi a ajouté que pour éviter ce retard à l’avenir, « il faut que l’Etat finance ceux qui sont chargés de la collecte des semences et paye les factures à temps, pour leur permettre de conserver les intrants agricoles et les rendent disponibles ».

A l’en croire, les semences de niébé – l’une des principales cultures de la région de Louga – sont indisponibles dans plusieurs parties de la région. Il également souhaité que le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural augmente le quota attribué aux agriculteurs locaux.

« Le niébé est une spécialité agricole pour la région de Louga. Mais chaque année, la quantité de semences qui nous est octroyée est inférieure à celles des autres régions », a signalé Mor Bati Lô.

Poursuivant son allocution, il a confié à l’Agence de presse sénégalaise que « nous avons un quota d’à peu près 2.000 tonnes, c’est très peu. L’année dernière, nous avions le même problème. Nous demandons à notre ministère de tutelle de revoir le tonnage consacré à la région de Louga ».

Certaines communes de la région ont reçu des semences de niébé certifiées et écrémées, selon M. Lô.

Moctar FICOU / VivAfrik