Sénégal : Moussa Wade constate un début timide des récoltes de la campagne rizicole de la saison chaude à Podor

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Le directeur adjoint de la délégation de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED) à Podor a indiqué que les riziculteurs ont entamé timidement les récoltes dans certains périmètres de ce département, notamment dans la cuvette de Nianga et dans le casier de Fanaye.

Moussa Wade qui s’exprimait au terme d’une visite de terrain a renchéri que, depuis quelques jours, certains producteurs procèdent à la récolte de leurs parcelles.

« Il s’agit des producteurs qui avaient semé les premiers » pendant la campagne de la saison chaude, a précisé ce responsable de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal.

Toutefois, la plupart des parcelles dans le département de Podor sont entre la « montaison » et « l’épiaison », a-t-il fait remarquer, indiquant que pour ces champs, « la récolte pourrait intervenir courant juillet » 2022.

Cette situation s’explique par le démarrage tardif de la campagne de saison chaude, a affirmé l’ingénieur agronome, rappelant que « les producteurs de la moyenne vallée s’adonnent beaucoup à la culture maraîchère, car l’oignon et la tomate constituent des spéculations de rente pour ces ménages agricoles ».

A l’en croire, la conséquence est que beaucoup d’entre eux ne vont pas en campagne hivernale.

Il a signalé que « 7 800 hectares ont été effectivement réalisés, soit un taux de 78 %».

Selon l’expert Sénégalais, il n’y a pas eu de dysfonctionnement dans l’approvisionnement de l’engrais subventionné, « conformément aux directives ministérielles ».

Cependant, les paysans ont été confrontés aux attaques d’oiseaux granivores, notamment dans les Périmètres irrigués villageois (PIV) situés le long du fleuve Sénégal, dans des zones des marigots Doué, Ngalenka et Gayo.

La baisse du niveau d’eau du marigot Ngalenka a considérablement gêné dans la zone de Faye. « Cela a nécessité l’utilisation d’une pelle pour 500 heures de travail pour nettoyer et reprofiler le cours d’eau », a-t-il expliqué.

Dans l’île à Morphil, dit-il, les contraintes ont tourné autour « des coupures d’électricité et de la baisse de tension ».

Malgré tout, « l’espoir d’obtenir un rendement moyen de 6 tonnes à l’hectare » est permis, a-t-il assuré. 

Moctar FICOU / VivAfrik