La Corne de l’Afrique à la quête de 172 millions de dollars pour éviter la famine

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Alors que les ONG Oxfam et Save the Children ont affirmé, dans un rapport publié en mai 2022 que plusieurs centaines de personnes meurent de faim chaque jour en Ethiopie, au Kenya et en Somalie, les pays de la Corne de l’Afrique sont confrontés à une sécheresse depuis quatre années, avec des conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire des populations. Les Nations unies estiment à au moins 16,7 millions, le nombre de personnes confrontées à l’insécurité alimentaire dans la région.

Pour inverser cette tendance, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a informé, lundi 27 juin 2022, qu’elle a besoin de 172 millions de dollars, afin d’aider les pays de la Corne de l’Afrique à faire face à la famine et la catastrophe humanitaire qui approche.

Cette aide sera focalisée essentiellement sur quatre pays considérés comme « épicentres de la sécheresse dans la région ». Il s’agit, selon majalla.com, de Djibouti, de l’Éthiopie, du Kenya et de la Somalie. L’objectif de l’initiative est de « prévenir une détérioration des conditions de sécurité alimentaire dans la région, sauver les moyens d’existence et donc la vie de près de cinq millions de populations rurales dans les quatre pays », d’ici au mois de décembre 2022, a-t-on appris de la FAO. 

Qui ajoute dans les colonnes du site d’information majalla.com que cet appel intervient à la suite d’un « plan révisé de réponse rapide et d’atténuation » de la crise. Lors d’un précédent appel, la FAO avait exprimé un besoin estimé à 219 millions de dollars, mais n’a pu mobiliser que 47 millions de dollars, soit suffisamment de fonds pour ne répondre qu’aux besoins vitaux de près de 700 000 personnes. Toutefois, « des millions d’autres personnes pourront être atteintes si le plan est entièrement financé », précise l’institution onusienne.

« Le statu quo n’est plus une option. Il est temps d’investir correctement dans une assistance plus efficace et tournée vers l’avenir. Celle-ci doit être liée à l’aide au développement à long terme », a affirmé à majalla.com, Rein Paulsen, directeur du Bureau des urgences et de la résilience de la FAO.

Moctar FICOU / VivAfrik