Combattre la vulnérabilité de l’Afrique au changement climatique grâce à des cultures résilientes

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L’impact sur l’agriculture est la preuve la plus évidente du changement climatique en Afrique. Le développement de cultures vivrières résistantes à la sécheresse et aux maladies est vital.

Le changement climatique constitue une menace croissante pour la sécurité alimentaire sur le continent africain. L’agriculture est à la fois une victime et un contributeur majeur en raison des gaz à effet de serre qu’elle émet. Pour prospérer, les cultures ont besoin d’eau et de soleil, de chaleur et d’un sol approprié, le tout dans un juste équilibre. Or, le changement climatique affecte cet équilibre, notamment par son effet sur la durée de la saison pendant laquelle les agriculteurs peuvent faire pousser leurs cultures.

Selon Josefa Leonel Correia Sacko, commissaire chargée de l’économie rurale et de l’agriculture à la Commission de l’Union africaine, on estime que d’ici à 2030, jusqu’à 118 millions de personnes extrêmement pauvres seront exposées à la sécheresse, aux inondations et à la chaleur extrême en Afrique, si des réponses adéquates ne sont pas mises en place. En Afrique, le changement climatique devrait faire peser un poids supplémentaire sur les efforts de lutte contre la pauvreté et entraîner une baisse du produit intérieur brut pouvant atteindre 3 % d’ici à 2050. Sur un continent qui doit faire face chaque année à plus de 100 épidémies et à plusieurs autres situations d’urgence et de perturbation, les défis à relever en matière d’adaptation au climat et de résilience sont énormes.

Ce phénomène n’est pas propre à l’Afrique. Mais l’absence de filets de sécurité et de services de soutien pour les petits exploitants agricoles, en particulier, fait craindre que les exploitations touchées par le changement climatique ne puissent pas survivre.

Retrouver l’intégralité de l’article original sur : https://www.nature.com/articles/d44148-022-00110-y