L’ONU affirme qu’il est toujours possible de « sauver » les objectifs de développement durable

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Dans un communiqué transmis à la presse lundi 19 septembre 2022, les Nations unies ont souligné que les 17 objectifs de développement durable sont un plan d’action visant à assurer un avenir meilleur et durable pour tous.

Alors que le monde est confronté à de nombreux périls, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unis (ONU) et le Président de l’Assemblée générale des Nations unies ont appelé à ne pas baisser les bras et à « sauver » les Objectifs de développement durable (ODD) pour construire un monde meilleur.

« Nous nous rencontrons à un moment de grand péril pour notre monde », a déclaré, dans le document, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un événement organisé au siège de l’ONU afin de relancer la mobilisation pour atteindre ces objectifs d’ici à 2030, au début de la semaine annuelle de haut niveau des Nations Unies.

Parmi les nombreux périls, le chef de l’ONU a cité notamment les conflits, la crise climatique, la pauvreté, les inégalités, la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, le chômage, et les effets de la Covid-19.

« Chaque péril rend les objectifs de développement durable encore plus hors de portée. Et face à de tels périls, il est tentant de mettre de côté nos priorités de développement à long terme », a-t-il observé. « Mais le développement ne peut pas attendre. L’éducation de nos enfants ne peut pas attendre. Les emplois dignes ne peuvent pas attendre. La pleine égalité pour les femmes et les filles ne peut pas attendre. Des soins de santé complets, une action climatique significative, la protection de la biodiversité – tout cela ne peut pas être laissé pour demain », lit-on le texte.

Alors que les jeunes – et les générations futures – exigent des actions, « nous ne pouvons pas les laisser tomber », a déclaré le Secrétaire général. « Vous tous ici aujourd’hui – et ceux qui se connectent du monde entier – me donnent un immense espoir que … nous pouvons sauver les objectifs de développement durable et reprendre le chemin de la construction d’un monde meilleur qui ne laisse personne de côté ».

António Guterres a rappelé que la liste des choses à faire est longue. « Les gouvernements doivent investir comme jamais auparavant dans la santé, l’éducation et le bien-être de tous, y compris les réfugiés et les migrants », a-t-il souligné.

« Nous avons besoin d’une protection sociale universelle élargie pour protéger les personnes contre les chocs économiques, tout en stimulant la création d’emplois, en particulier dans le numérique, les soins et l’économie verte », a-t-il ajouté, appelant à impliquer davantage les femmes dans tous les domaines de la vie.

Il a aussi rappelé qu’il fallait faire face à la triple crise planétaire de la dégradation du climat, de la perte de biodiversité et de la pollution et qu’il ne pouvait y avoir d’avenir durable sans paix.

« Notre tâche est immense. Et les jeunes exigent que l’on passe à l’action, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour les générations futures. Si nous sommes unis, l’humanité surmontera tous les périls. Mettons-nous au travail. Remettons notre monde sur la bonne voie », a conclu le Secrétaire général dans le communiqué.

Le Président de l’Assemblée générale, Csaba Kőrösi, a souligné pour sa part que l’événement annuel intitulé « Moment ODD » est « un rappel pour nous tous de ce que nous aurions dû faire, et surtout, ce que nous devons faire pour transformer la vision de l’Agenda 2030 et des ODD en une réalité ».

« Ou, en langage simple : il est grand temps que nous examinions sérieusement l’état du monde – prenant en compte toutes les conséquences, qu’elles nous déplaisent ou non », a-t-il ajouté.

Selon le Président de l’Assemblée générale, il est plus nécessaire que jamais de focaliser à nouveau les efforts sur les Objectifs de développement durable.

« Nous devons maintenant retrouver l’élan perdu à cause de la pandémie et de notre inaction. Les solutions sont à portée de main », a-t-il déclaré. Pour cela, « nous avons besoin d’initiatives de la société civile, de la voix et de la passion des jeunes, du soutien du secteur privé mais, surtout, de vous, les États membres, pour tenir les promesses faites », a-t-il ajouté.

Moctar FICOU / VivAfrik

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