Au Sénégal, la cartographie des surfaces permet d’identifier les zones inondables, relève un expert

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Le Sénégal est en croisade contre les inondations et n’exclut aucun moyen pouvant aboutir à de meilleurs résultats. C’est ainsi que la création de la cartographie des surfaces inondables est vue comme un outil intéressant pouvant permettre d’avoir une idée de l’inondabilité d’une zone, a estimé, mardi 19 décembre 2023, le chef de mission de la composante 1 du Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal (PGIIS), Gwenaël Chevallet.

Selon M. Chevallet qui intervenait lors d’un atelier de restitution des résultats de la cartographie des surfaces inondables et des risques d’inondation de la zone pilote du triangle Dakar-Tivaouane-Joal, « au niveau national, nous avons pu créer cet outil très intéressant qui couvre tout le territoire sénégalais et qui nous permet d’avoir une idée de l’inondabilité ou pas d’un secteur ».

Cette rencontre a été présidée par le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, en présence de plusieurs maires, d’autorités administratives et du représentant de l’Agence française de développement (AFD).

Si l’on se fie à Gwenaël Chevallet, cette cartographie a permis de définir également les zones les plus inondables du pays sur lesquelles des études plus détaillées ont été menées dans le cadre du deuxième projet pilote et des futurs projets ».

« Les résultats à l’échelle nationale permettent d’identifier et de hiérarchiser les zones à risque, mais ne sont pas suffisants pour gérer ou définir les politiques de gestion des inondations à l’échelle d’une commune ou d’un département », a ajouté l’expert, précisant que les zones inondables issues de la modélisation hydraulique correspondent à un événement rare sur une période indicative de l’ordre de 100 ans.

Pour le chef de mission de la composante 1 du Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal, la production de cette cartographie à l’échelle nationale a tenu compte du croisement d’aléas climatiques et de plusieurs facteurs qui ont permis de définir des critères objectifs du risque d’inondation de plusieurs zones.

De ce fait, « la première solution est de ne plus construire dans les zones inondables », a-t-il préconisé. Selon lui, les nouvelles constructions doivent éviter ces zones à risque ».

Rappelons que le PGIIS est logé à la Direction de prévention et de gestion des inondations (DPGI), un service rattaché au ministère de l’Eau et de l’Assainissement.

Moctar FICOU / VivAfrik

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