Sénégal : La DPGI lance une étude de solutions structurelles pour atténuer les inondations

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La direction de la prévention et de la gestion des inondations (DPGI) a procédé, mardi 16 janvier 2024, au lancement d’une étude hydrologique et hydrogéologique des zones inondables du Sénégal dans le but de disposer de solutions structurelles pour atténuer les inondations.

Selon le directeur général de la DPGI qui s’exprimait lors de la cérémonie de lancement de ces travaux, « cette étude vient après celle de la cartographie des zones inondables de l’ensemble du territoire national ».

Madické Cissé a relevé que « les données issues de cette cartographie vont servir de bases de données à cette nouvelle étude pour faire des propositions, élaborer des documents, des catalogues et solutions pour prévenir, gérer et atténuer les inondations ».

A partir de cette étude, a-t-il poursuivi, nous allons améliorer nos connaissances de prise en charge des inondations dans les zones vulnérables. Ces connaissances, a-t-il ajouté, « vont permettre aux structures de lutte contre les inondations de réaliser directement, en cas de besoin, des ouvrages d’assainissement dans les 29 villes du Sénégal vulnérables aux inondations ».

L’étude est prévue pour une durée de 22 mois grâce à un montant financier d’un peu moins de deux milliards de francs CFA, a précisé M. Cissé.

Qui a rappelé que la cartographie des zones inondables du Sénégal a permis de déceler à travers une étude basée sur le Modèle numérique de terrain (MNT), vingt-neuf villes comme étant les plus vulnérables aux inondations.

Parmi ces vingt-neuf villes, il y a sept zones pilotes extrêmement vulnérables aux inondations sur l’étendue du territoire, a-t-il précisé citant : « Dakar-Tivaouane-Joal ; Touba-Diourbel ; Matam ; Kaolack-Kaffrine ; Tambacounda ; Kolda et Kédougou ».

Pour sa part, Diane Gauvrit, chargée de mission à l’Agence française de développement (AFD), partenaire de la DPGI dans ce processus d’amélioration des connaissances sur la gestion des inondations et des risques, a rappelé que ce projet reste un volet sur lequel les deux structures publiques travaillent depuis de nombreuses années, notamment en milieux urbains au Sénégal, où « les enjeux liés aux inondations » sont majeurs.

Pour cela « nous devrions travailler afin de limiter au maximum les risques d’inondation au Sénégal », a-t-elle ajouté.   

Moctar FICOU / VivAfrik

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