Afrique du Sud : la disparition des abeilles inquiète

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Au moment de la tenue du sommet de l’Union Africaine (UA), les écologistes sud africains sonnent l’alerte sur la disparition alarmante des abeilles. « Les abeilles disparaissent, l’écosystème et nos ressources alimentaires aussi », c’est la conviction de plusieurs spécialistes.
Le sommet de l’UA été surtout dominé par les multiples conflits qui sévissent actuellement dans le continent alors que la protection de l’environnement est devenue un sujet sur toutes les lèvres du fait de la prise de conscience de l’importance de celui-ci. Toutefois, s’il y’a des éléments de notre entourage qui sont menacés et qui attirent peu l’attention, ce sont les abeilles. Ces insectes, en plus de la production du miel qui a des vertus incontestées pour la santé de l’homme, participent à la reproduction des plantes, en transportant des germes d’une plante à une autre. Ainsi, elles participent à l’alimentation de l’homme en favorisant la reproduction de 80% des plantes dans le monde. Sur les 100 espèces qui fournissent 90% des ressources alimentaires, 70% ont besoin des abeilles. « Si l’abeille venait à disparaitre, l’humanité ne va-t-elle suivre dans quelques années ? ».
Aujourd’hui la pérennité de cette espèce, comme plusieurs d’entre elles, est menacée. Après l’Europe et les États-Unis, l’Afrique du Sud où se tient actuellement le sommet de l’Union Africaine, est à son tour touché par la disparition des abeilles. Le pays de Mandela est actuellement frappé par une épidémie appelée « s ». Selon Mike Allsopp, agronome spécialiste des abeilles à Stellenbosch, « Les abeilles attrapent des maladies à cause du stress lié aux méthodes d’agriculture intensive, les pesticides et la pollution ». Les insecticides utilisés dans l’agriculture entrainent la disparition de plusieurs milliards d’abeilles chaque année. C’est pourquoi il convient d’évaluer les pesticides avant de les mettre au service des agriculteurs. Surtout quand on sait que les produits utilisés dans l’agriculture sont souvent nocifs. Le Mali en est aujourd’hui l’exemple patent, avec la distribution d’un engrais de mauvaise qualité dans son pays et dans la quasi-totalité des pays de sous-région Ouest africaine.

Mounirou Diallo (Stagiaire / VivAfrik)

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