Djibril Birasse BA : « Les engagements du Sénégal à la COP21 ne sont pas encore connus »

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« Mieux vaut prendre le changement par la main, Avant qu’il ne vous prenne par la gorge » : Winston Churchill.

L’anecdote est saisissante. La principale occupation actuelle des policiers de Californie – USA – est la recherche de voleurs ….d’eau. En effet, depuis que cet Etat américain vit la pire sécheresse de son existence, des citoyens transportant de gros bidons bravent la réglementation en tentant de les remplir par les  » bouches d’incendie « .

Autres lieux, autres phénomènes. En Asie, alors qu’on en est au début de la période de la mousson, des hyper cyclones, comme Hayan, détruisent des régions entières, entraînant de milliers de victimes.

Ces situations exceptionnelles qui résultent de changements climatiques importants illustrent toute l’importance de la 21 eme Conférence internationale sur le Climat – COP 21 – prévue en Décembre 2015 à Paris.

Initiée en 1992 à Rio de Janeiro, cette rencontre annuelle rassemble les Etats signataires de la Convention cadre sur le Changement Climatique des Nations Unies en vue d’aboutir à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement et durablement contre les dérèglements climatiques.

L’objectif visé est, non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre –GES- responsables du réchauffement climatique, mais également de faire comprendre à tous que la Terre est, comme le soulignait récemment le Pape François,  » un héritage commun dont les fruits doivent bénéficier à tous « .

Certes, les changements climatiques se manifestent sous des formes diverses. C’est ainsi que le réchauffement des océans et la fonte des glaciers, particulièrement au Nord de l’Europe, font monter le niveau des mers, entrainant la disparition de beaucoup d’îles et faisant peser de sérieuses menaces sur l’existence même de certains Etats côtiers, même en Afrique.

Le dérèglement climatique se manifeste également par des sécheresses extrêmes, facteur d’immenses incendies de forêts, une grande fréquence de pluies diluviennes entrainant des inondations catastrophiques, des tempêtes tropicales fortes et l’apparition, depuis peu, de cyclones hors normes comme ceux observés en Asie ou en Amérique du sud.

Or, le Sénégal fait partie des dix (10) pays africains les plus vulnérables aux changements climatiques.

>Télécharger l’intégralité de la contribution

Djibril Birasse BA
Fonctionnaire retraité de l’Aéronautique Civile
Météorologiste – Juriste en Droit privé
Ancien Chargé d’Enseignement à l’UCAD
[email protected]

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