Les moyens d’adaptation du Sénégal face au dérèglement climatique

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Changement climatique : pour une capacitation de résilience  du Sénégal

« Le Sénégal est un pays vulnérable, le moindre choc climatique peut avoir des dommages graves. Il faut se relever de ces impacts et construire notre capacité de résilience», selon le ministre de l’environnement Abdoulaye Bibi Baldé. Ainsi, Madeleine Diouf Sarr, environnementaliste à la direction de l’environnement et des établissements classés (Deec) fait savoir que : « la température de la terre augmente. On la vit au Sénégal. On a une augmentation de 1, 5°C. Il fait chaud et particulièrement la nuit ». Elle alerte qu’« il fallait réduire les émissions de gaz à effet de serre. On est passé de 270 ppm de gaz à effets de serre à 400 ppm. Nous avons beaucoup pollué dans un laps de temps et si on ne fait rien, on risque d’atteindre les 4, 8°C d’augmentation avec un niveau de mer d’un mètre pour le Sénégal. Il y aura des problèmes, de réelles catastrophes », a-t-elle ajouté nous apprend  Vivafrik.

Les sols se dégradent au Sénégal.

«La variabilité climatique a largement affectée les sols dans le pays. En effet, 1 million 500 mille hectares de terres sont touchés par l’érosion hydrique et 287 mille hectares par l’érosion éolienne.  645 mille hectares touchés par  la salinisation et 430 mille hectares  par  l’acidification ».  La révélation a été faite par Mame Ndéné Loum, conseiller technique du ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, à l’occasion d’un atelier national sur les sols.  Les zones côtières non plus, ne sont pas épargnées. Car, indique-t-il, la presqu’ile du Cap Vert très vulnérable aux changements climatiques risque de perdre 50 % de ses plages. Par ailleurs, il  se trouve  que la dégradation des sols, en plus de contribuer à l’appauvrissement de l’écosystème, met en danger la qualité des sols, voire  la survie de certaines populations vulnérables nous informe Vivafrik.

La BAD octroie un financement énergétique et écologique au Sénégal.

 La Banque africaine de développement (BAD) a accordé un financement de 39,1 milliards de francs CFA au secteur énergétique sénégalais. Cette somme permettra la mise en place d’un barrage hydroélectrique de 128 MW à Sambangalou dans la région de Kédougou.

Selon Agence ecofin, un réseau de transmission de l’énergie sera également installé. Il s’étendra sur 1677 km et sera constitué de lignes hautes tension de 225 kV et de 15 postes de transformation.  Les travaux de construction du barrage et du réseau de transmission devraient être achevés au plus tard en 2018.  Ces infrastructures constituent un pan du projet énergie de l’Organisation pour la mise en Valeur du fleuve Gambie (OMVG) dont la troisième composante est le barrage de Kaléta de 240 MW construit en Guinée.

Pollution de l’atmosphère : Solution, il faut manger bio !

L’ONG sénégalaise ‘’SOS Environnement’’ et son homologue française ‘’Enfants du monde’’ proposent le moringa bio comme supplément alimentaire pour les populations,  pionnière au Sénégal en matière de protection de l’environnement et de supplémentation alimentaire des femmes et des jeunes enfants, cette Ong ’’SOS Environnement’’ a mis en place avec la philosophie de Global Eco village Network (GEN), un site de production de feuilles de moringa bio.

Ces feuilles sont destinées, de façon gratuite, à la supplémentation alimentaire des femmes enceintes et des enfants souffrant de carences nutritionnels. ‘’C’est essentiellement dans le cadre des éco villages que ce projet est mis en place, parce qu’il s’agit de faire de la production durable avec de l’agriculture biologique. Ce site de production, se trouvant à Pointe-Sarène à Mbour (ouest), va permettre d’avoir une productivité de cinq à sept tonnes souligne Aps.

Ndéye Fatou Ndiaye / VivAfrik

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