Quand un vélo purifie de l’air

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Après avoir suffoqué sous un nuage de pollution en décembre dernier, la Chine avait interdit aux bureaux locaux de la météo d’émettre des alertes à la pollution de l’air. Mais de nouvelles innovations semblent voir le jour pour contrer le problème. En effet, après l’annonce de la construction d’immeubles-forêt qui absorbent la pollution, c’est au tour de vélo anti-pollution de voir prochainement le jour dans le pays.

C’est en partenariat avec la start-up chinoise du nom de Ofo, qui possède plus de 6.5 millions de vélos dans plus de 150 villes du pays, que la société néerlandaise Studio Roosegaarde a imaginé un vélo anti-pollution. « Smog free bicycles », de son nom, permettrait ainsi de collecter l’air, de le purifier puis de le relâcher autour du cycliste, expliique le site d’information fr.metrotime.be. Une manière de générer de l’air pur en pédalant comme l’explique la société dans un communiqué. Le projet devrait être prêt dès la fin de cette année comme l’explique le patron Dan Roosegarde, cité par Quartz. Le journal dailygeekshow.com ne dit pas le contraire et note dans ses colonnes que le projet Smog Free, initié par l’artiste et inventeur hollandais Daan Roosegaarde, continue son chemin écologique depuis ses débuts en 2013. Souhaitant aller plus loin dans son projet de purification de l’air, Roosegaarde a décidé d’installer le dispositif utilisé pour sa tour purificatrice d’air sur des vélos, les Smog Free Bicycle. Le procédé reste le même mais ici, il sera effectif lorsque les cyclistes pédaleront. Les coups de pédales de l’utilisateur vont produire l’énergie nécessaire au vélo pour aspirer l’air pollué et le nettoyer grâce au procédé d’ionisation positive. Il est ensuite renvoyé, purifié, vers le cycliste. Encore en développement, ce projet de vélo est soutenu par le gouvernement chinois, et est mené en collaboration avec l’artiste britannique Matt Hope et l’université de Tsinghua.

Roosegarde espère que cette collaboration avec Ofo permettra d’avoir un impact durable sur l’amélioration de la pollution atmosphérique. « Nous sommes ambitieux. Ce n’est pas un projet artistique ponctuel », explique le patron. « Pékin est une ville emblématique de la bicyclette. Nous voulons refaire du vélo une icone culturelle de la Chine et la prochaine étape se fera dans des villes sans pollution », rajoute la société dans le communiqué. « Avec ces millions et millions de vélos, nous pouvons vraiment avoir un impact sur l’indice de la qualité de l’air d’une ville ».

Ce n’est pas la première fois que le Studio Roosegaarde se mobilise face à la crise mondiale. En 2016, la société dévoilait une tour anti-pollution permettant de purifier 30.000 mètres cubes d’air par heure.

Moctar FICOU / VivAfrik

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