Baie de Hann (Sénégal) : Lansana Gagny SAKHO valide l’exemple de la Soboa

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Cérémonie d’inauguration de l’usine de traitement des eaux usées de la Société des brasseries de l’ouest africain (Soboa) ce 16 février 2018.

En marge de la cérémonie d’inauguration de l’usine de traitement des eaux usées de la Société des brasseries de l’ouest africain (Soboa) ce 16 février 2018, Lansana Gagny SAKHO a promis aux riverains de la baie de Hann, que le projet pourrait bien démarrer cette année. «Ce projet, on en parle depuis dix ans. Et ce matin, j’étais en réunion avec des habitants de la baie de Hann pour régler des problèmes d’impense, mais notre défi pour cette année 2018, c’est que ce projet puisse effectivement démarrer», a expliqué Lansana Gagny SAKHO.

La dépollution de la Baie de Hann

Le projet de dépollution de la Baie de Hann est vieux de dix ans au moins, cependant d’après le Directeur Général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) Lansana Gagny SAKHO, les travaux de dépollution pourraient démarrer effectivement en 2018. Arguant que le principal frein au démarrage du projet de dépollution de la baie de Hann a été la mobilisation des fonds nécessaires. La première phase du projet va nécessiter un financement de 40 milliards de francs Cfa (environ 60 millions d’euros), mais avec les phase complémentaires, ce montant avoisinera 60 milliards de francs Cfa (près de 90 millions d’euros).

Jadis considérée comme la 3e plus belle baie au monde, la baie de Hann est aujourd’hui un gigantesque dépotoir d’ordures, et un confluent des rejets industriels des entreprises installées en amont dans les quartiers qui la jouxtent.

L’usine de traitement des eaux usées de la Soboa

Lansana Gagny SAKHO magnifie le modèle de la Soboa : «J’espère que la Soboa va servir d’exemple pour les entreprises qui sont dans la baie et qui y rejettent des déchets industriels, car c’est une des clés de succès pour que la dépollution de la baie de Hann fonctionne. Il faut un traitement primaire avant de faire un traitement secondaire qui permette de régénérer la baie».

En effet, la Soboa aurait investi pas moins de la bagatelle de 1,3 milliard de francs Cfa dans une usine de traitement des eaux d’une capacité de 4 400 mètres cubes par jour et qui a été inaugurée ce vendredi 16 février par le ministre de l’Industrie Moustapha Diop.

L’unité construite au cœur de l’usine tourne présentement avec une capacité de 2 400 mètres cubes jour, explique Mme Fatou Seck Ndiaye, responsable Qualité de la Soboa. Selon Mme Ndiaye, l’eau rejetée par l’usine est désormais si propre qu’elle sert à alimenter les aquariums de l’usine.

Pollution de la Baie de Hann malgré une taxe pollueur-payeur

L’exemple de l’usine de traitement des eaux usées de la Soboa est aussi saluée par Mme Maryline Diarra, directrice de l’Environnement et des établissements classés (DEEC). Mme Diarra souhaite que les autres entreprises s’en inspirent, au lieu de continuer à polluer la baie de Hann, malgré l’existence d’un dispositif contraignant comme la taxe pollueur-payeur. «En théorie, il y a un dispositif contraignant puisqu’on applique ici la taxe pollueur-payeur, mais c’est en théorie et on n’est pas encore arrivé au stade où on l’applique sur le terrain. On espère y arriver et des efforts importants sont faits pour sensibiliser les sociétés. Ce n’est pas facile parce que ce sont des investissements faits par les sociétés qui peuvent être lourds, mais qui sont bénéfiques à long terme», souligne Mme Diarra.

Pour le Dg de l’Onas, il ne faut pas parler de contraintes en la matière, mais plutôt de discussions inclusives. «Nous ne sommes pas dans une logique contraignante, mais de discussions inclusives et de partage d’informations pour que ces entreprises arrivent à se mettre à niveau», explique Lansana Gagny SAKHO en précisant que généralement, ces entreprises installées autour de la baie de Hann sont pour la plupart de très petites entreprises. «Il faudrait qu’on les accompagne pour qu’elles se mettent aux normes tout en restant compétitives», estime le Dg de l’Onas. Au-delà de la baie de Hann, le projet englobe également l’accès à un assainissement collectif pour les populations de Mbao, Thiaroye et Hann. (Avec Le Quotidien)

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