La ruée des investisseurs dans le secteur de l’hydrogène de plus en plus active

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On peut dire que, depuis quelque temps, l’hydrogène a le vent en poupe. En tant que vecteur d’énergie, il s’inscrit parfaitement dans la tendance d’une économie plus faible en carbone. C’est un sujet qui anime également le monde des investisseurs, car cette tendance est porteuse d’opportunités.

L’hydrogène, le carburant de l’avenir est utilisé essentiellement dans le secteur de l’industrie, il suscite de plus en plus l’intérêt des industriels, car il est considéré comme la clé de la transition énergétique. David Duchi, analyste chez KBC Asset Management reprend les différentes sortes d’hydrogènes, les modes d’utilisations possibles, la distinction entre l’hydrogène et les batteries, ou encore les conditions pour qu’une percée technologique puisse avoir lieu. Enfin, il souligne les opportunités émergeantes afin que les investisseurs puissent en profiter pleinement.

Des géants de l’industrie s’intéressent aujourd’hui à l’hydrogène, ce gaz inodore, non toxique convoîté par les constructeurs automobiles. Le groupe français EDF, leader mondial dans la production d’électricité, a annoncé début avril la création d’une filiale pour fabriquer et commercialiser l’hydrogène. L’allemand Bosch, le premier équipementier automobile mondial se lance de son côté dans la batterie à hydrogène afin d’équiper les véhicules électriques. Un réservoir dans le véhicule stocke l’hydrogène comprimé, il est transformé ensuite en électricité via une batterie pour alimenter un moteur électrique qui ne rejette que de la vapeur d’eau. Une technologie qui intéresse la Chine, premier marché automobile mondial. Le gouvernement chinois vise à mettre sur les routes 50 000 voitures à hydrogène d’ici 2025.

Les véhicules à hydrogène rejettent en effet de la vapeur d’eau, zéro gaz à effet de serre et zéro particule fine. Les experts estiment que le marché mondial de l’hydrogène pourrait passer de 130 milliards de dollars aujourd’hui à environ 2 500 milliards en 2050.

L’hydrogène vert a le potentiel de réduire les émissions de CO2 provenant de l’industrie et des transports actuels et il peut également être utilisé pour le chauffage, le refroidissement ou le stockage d’énergie. Il connaît à juste titre un regain d’intérêt ces derniers temps, car en tant que vecteur d’énergie, l’hydrogène s’inscrit parfaitement dans la tendance vers une économie plus faible en carbone.

« Ce n’est pas une nouvelle révélation », explique David Duchi, analyste chez KBC Asset Management, qui voit principalement l’utilisation de l’hydrogène dans les applications industrielles. La demande d’hydrogène vert et gris pourrait augmenter de 11,5 % par an d’ici à 2050, pour atteindre 550 millions de tonnes par an.

Des obstacles restent à surmonter

L’hydrogène, même s’il se trouve en grande quantité dans l’eau et les matières organiques il faut le fabriquer et le processus de fabrication est très énergivore. Actuellement, 90 % de l’hydrogène est produit à partir d’énergie fossile, c’est la méthode la plus rentable, mais elle pose le problème des émissions de gaz effet de serre. Il y a une autre technique sur laquelle misent aujourd’hui les industriels, celle qui consiste à décomposer l’eau à l’aide d’un courant électrique afin d’isoler l’hydrogène. Mais cette méthode est coûteuse et devient encore plus si on utilise de l’électricité renouvelable.

Il faut donc que les pouvoirs publics s’en mêlent pour financer les recherches. En Europe, des pays comme l’Allemagne et la France comptent bien ne pas rater la marche : le gouvernement allemand envisage la construction de 400 stations de distribution d’hydrogène d’ici 2023 pour les véhicules, et la France a adopté une enveloppe de 100 millions d’euros pour soutenir la filière, surtout celle de l’automobile.

Moctar FICOU / VivAfrik

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