La presse évoque l’intérêt de l’Afrique vis-à-vis de l’énergie renouvelable

0

Le continent africain a connu, depuis quelques années, une ruée fulgurante vers les énergies renouvelables. Un intérêt qui passionne les médias en ligne.

Pour le quotidien financialafrik.com, « L’Afrique (est) dans une Vision du 100% d’Energie Verte ! ». « 2019. L’Afrique est en train de réinventer l’Electricité dans le monde. Elle a l’occasion unique de faire un saut technologique d’aller directement dans l’Energie Verte. Ces dernières années, cette énergie est devenue plus qu’abordable et elle est actuellement moins chère que les sources d’Energie conventionnelle. Le niveau de prix atteints dans les projets Scaling Solar (Projet Solaire_ IFC) au Senegal en est une preuve. Dans l’Avenir, les ENR (Energies Renouvelables) deviendront l’Energie Primaire de base et les sources conventionnelles en Energie de pointe et d’effacement des pics de consommation. Il s’agira d’un renversement total du système actuel », peut-on lire dans le site.

Selon le même média, « Une vision 100% Energie renouvelable en Afrique n’est pas si utopique que cela puisse paraitre. Selon Bloomberg, en 2040, les énergies renouvelables occuperont 32% du mix énergétique en Afrique, suivies du Gaz (30%) et du Charbon et Hydro (16% chacun). Il s’agirait de prés de 300 GW en Energie solaire ! Cependant, il faudrait pour se faire, trouver des solutions aux différentes perturbations créées par l’introduction massive des ENR en Afrique ».

Perturbation technique liée à l’intermittence de cette source d’Energie. Un réseau électrique nécessite toujours une équation parfaite entre l’Energie générée et celle consommée. Toute variation a pour conséquence une détérioration de la qualité de l’Energie, notamment la fréquence, voire même un total black-out du système électrique.

Dans les colonnes de rfi.fr, Vivien Foster, économiste en chef des infrastructures à la vice-présidence de la Banque mondial a expliqué : « le solaire est la solution pour l’Afrique rurale ». Le journal se désole par ailleurs que « 573 millions de personnes vivent toujours dans le noir en Afrique subsaharienne », citant les données compilées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, les Nations unies, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Données compilées dans un rapport rendu public mercredi 22 mai, le quatrième du genre.

« La Journée de l’Afrique – Afrika Vuka ! Notre avenir est en jeu. Nous exigeons une Afrique sans énergies fossiles », affiche à sa Une africanews.com dans sa parution du 23 mai 2019. « Afrique – En ce jour mémorable pour les Africains, des milliers de personnes de toutes origines se sont unies et rassemblées dans plus de 20 pays du continent pour témoigner de leur soutien à la lutte constante contre les combustibles fossiles et plaider pour une justice climatique », a écrit le quotidien.

« Depuis son origine, la Journée de l’Afrique est le symbole de l’aspiration à l’autodétermination contre l’exploitation des ressources naturelles qui ont abouti à un continent en perpétuel conflit et au bord d’une crise climatique dévastatrice », rappellent nos confrères.

Le chef d’équipe régional de 350Africa.org, Landry Ninteretse, a confié à notre source : « Ces derniers mois, nous avons constaté les effets climatiques des Cyclones Idai et Kenneth au Mozambique, au Malawi, en Tanzanie et au Zimbabwe, avec des sécheresses et des inondations dans la région du KwaZulu-Natal et à l’Est du Cap. Exception faite de l’Afrique du Sud, les pays africains ont relativement peu œuvré afin de contribuer au changement climatique ; ils sont cependant sévèrement touchés et possèdent peu de ressources leur permettant de faire face aux conséquences de celui-ci. Les pays africains les moins développés frôlent la catastrophe naturelle qui les ferait sombrer dans une spirale négative de pauvreté et dans une absence d’accès à des opportunités sociales et économiques, exacerbées par le changement climatique. »

Le quotidien afrique.latribune.fr, pour sa part, s’intéresse au cas spécifique du Sénégal et titre à ce propos : « Energies : coup d’accélérateur au parc éolien de Taïba Ndiaye, l’un des projets phares du plan Sénégal vert ».

Si l’on se fie à notre source, « le Sénégal a réceptionné ce jeudi 23 mai les turbines pour le projet éolien Taïba Ndiaye qui devrait augmenter de 15% la capacité de production d’électricité du pays. Destinées à ce premier projet éolien à grande échelle, les différentes parties non assemblées d’une cinquantaine d’éoliennes étaient en transit au port autonome de Dakar, avant d’être expédiées vers la ferme de 40 hectares. Le parc éolien au coût de 342 millions de dollars est l’un des plus importants projets du genre en Afrique de l’Ouest. Il devrait permettre au Sénégal d’atteindre la capacité de 158,7 mégawatts en 2020 et devrait fournir près d’un sixième de l’énergie du pays, selon la société britannique privée d’énergies renouvelables et partenaire, Lekela ».

Le journal précise que l’objectif du Sénégal est d’atteindre 30% d’énergies renouvelables. « Toujours dans l’optique de réussir son mix énergétique, le Sénégal a également un autre projet solaire de moindre envergure en cours de réalisation qui devrait permettre au pays de produire 30 mégawatts. Par ces divers projets dans les énergies renouvelables, le pays de la Téranga veut se positionner en leader des énergies renouvelables dans la sous-région. Le Sénégal a pour objectif d’atteindre 30% d’énergies propres dans les prochaines années, dont une bonne partie proviendra des installations de Taïba Ndiaya. Le projet qui devrait permettre au Sénégal d’éviter de produire 300 000 tonnes d’émissions de carbone est le premier projet d’une telle envergure jamais mené par le pays, selon le directeur général de la société Lekela ».

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here