Pollution : la croissance économique n’est pas incompatible avec la maîtrise de la crise climatique

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Une étude américaine prenant en compte, dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), les coûts de la mortalité liée à la pollution montre que la croissance économique n’est pas incompatible avec la maîtrise de la crise climatique, a expliqué le professeur d’économie, Paul Seabright de l’Institut d’études avancées de Toulouse. Comme viennent de nous le rappeler les élections européennes, les choix de priorités relatives à la protection de l’environnement sont souvent faits à des moments de changement politique, pour des raisons liées davantage à l’évolution des sentiments qu’à de nouveaux constats scientifiques. L’importance prise dans le débat public par le réchauffement climatique et le scepticisme ambiant quant à la capacité du système politique à apporter des solutions nous ont peut-être fait oublier l’histoire d’autres pollutions atmosphériques, ainsi que les solutions politiques qui ont permis de les combattre avec succès. Jusque dans les années 1960, la pollution atmosphérique sous forme de particules suspendues, notamment de charbon, fut une menace grave pour la santé, et elle continue à l’être encore aujourd’hui dans de nombreux pays en voie de développement, surtout en Inde et en Chine, souligne lemonde.fr.

Pollution de l’air : Ce qu’elle représente sur le PIB

Le coût de dégradation dû à la pollution de l’air est estimé à 1,62% du Produit intérieur brut (PIB) selon le dernier rapport national élaboré dans ce sens, a indiqué lundi à Rabat la secrétaire d’État chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, lors de la journée mondiale de l’environnement. En 2018, le PIB était estimé à 1.063 milliards de DH, ce qui fait que le coût de dégradation dû à la pollution de l’air dépasserait les 17 milliards de DH. Sur la période 2000-2004, le coût de la dégradation de la qualité de l’air a connu une augmentation pour atteindre 9,7 milliards de DH, équivalent à 1,05 % du PIB, indique le même département. Les études éco-épidémiologiques, réalisées au Maroc ont ainsi montré une corrélation positive entre la pollution atmosphérique et la santé de la population. Le Maroc dispose d’un Programme national de l’air (PNAir) qui vise notamment à doter toutes les grandes agglomérations de plus de 200.000 habitants des stations fixes de mesure de la qualité de l’air afin de porter à l’horizon 2030 le nombre de ces stations de 29 à 101 stations, lit-on dans les colonnes de leconomiste.com.

Pollution de l’air : pourquoi il ne faut pas brûler ses déchets de jardin

ID vous propose, en partenariat avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), de plonger dans un dossier spécial « Pollution de l’air ». On vous explique pourquoi le brûlage des déchets du jardin, que l’on appelle aussi « déchets verts », est interdit et quelles alternatives s’offrent à vous pour vous en débarrasser. Entretenir son jardin génère des déchets. Entre la tonte de la pelouse, les tailles de haies, d’arbustes et d’arbres, ou encore les feuilles mortes, une personne en produit 160 kilos chaque année selon l’ADEME. Pour s’en débarrasser, certaines personnes les brûlent dans leur jardin : un million de tonnes de déchets verts seraient ainsi brûlés chaque année. Cette pratique largement répandue est pourtant interdite depuis 2011. Trop peu de personnes savent que la combustion de ces déchets est très néfaste pour la santé et l’environnement : elle libère dans l’air des substances toxiques telles que des particules fines, des oxydes d’azote, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, du monoxyde de carbone, des composés organiques volatils ou encore des dioxines. Et cette pollution est augmentée si les déchets verts sont brûlés avec d’autres déchets comme le plastique, le bois traité, etc. (ce qui arrive malheureusement parfois). Brûler 50 kg de végétaux à l’air libre émet autant de particules fines que 13 000 km parcourus par une voiture diesel récente. Les particuliers et professionnels qui brûlent des déchets verts à l’air libre s’exposent à une amende de 450 euros, comme l’explique l’ADEME, indique le site d’information linfodurable.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik

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