Déplacements forcés en Afrique : Le secrétaire exécutif de l’ONARS participe à la réunion consultative continentale à Kigali

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« Partage des responsabilités afin d’attaquer les causes profondes du déplacement forcé et de trouver des solutions en Afrique » tel fut le thème de la réunion qui a regroupé des représentants d’États membres de l’UA, des membres de la Commission de l’UA ainsi que des organisations des Nations Unies et des organisations de la société civile et des représentants de réfugiés à l’Hôtel Serena de Kigali, au Rwanda du 23 au 25 octobre 2019. La rencontre était organisée par le gouvernement rwandais avec l’appui de la Commission  de l’UA, le HCR et l’agence humanitaire africaine AHA. Experts, décideurs et participants ont étudié les meilleures solutions pour « soutenir l’appropriation Locale, l’inclusion socio-économique et les solutions durables » conformément à la thématique de la rencontre. Il s’agissait aussi de partager les responsabilités et de trouver des solutions durables. Aussi, les rôles des instruments et mécanismes, nouveaux et existants, dans la promotion de la protection des réfugiés et des approches innovantes pour la recherche de solutions ont été soulignés. Il faut dire que la Convention de l’OUA de 1969 portant sur les réfugiés soutient la solidarité et la coopération régionale. La convention de Kampala offre une plateforme de protection pour les personnes déplacées dans leur propre pays. Par ailleurs, le Protocole au Traité instituant la Communauté économique africaine relatif à la libre circulation des personnes, le droit de résidence et le droit d’établissement (le Protocole de libre circulation) peut susciter des opportunités d’autosuffisance pour les réfugiés, lit-on dans les colonnes de lanation.dj.

Le Pacte mondial sur les réfugiés réaffirme en temps opportun l’importance de la solidarité internationale

Le mécanisme de transit d’urgence vers le Rwanda, ainsi que le mécanisme similaire vers le Niger, ont été partagés comme des approches innovantes pour l’assistance des réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables. Des États membres ont exprimé leurs intérêts en vue de répliquer ces exemples. Les États membres ont reconnu l’importance d’une approche centrée sur les personnes, de l’impact de la contribution des femmes à ces processus ainsi que de l’inclusion socio-économique de tous les réfugiés, dans la droite ligne du Pacte mondial sur les réfugiés et son cadre d’action global pour les réfugiés (CRRF). Le Pacte mondial sur les réfugiés réaffirme en temps opportun l’importance de la solidarité internationale dans la recherche de solutions pour les réfugiés et proclame haut et fort son souhait d’une coopération internationale solide et efficace avec les pays accueillant un grand nombre de réfugiés. Le prochain Forum mondial sur les réfugiés offre une excellente occasion de produire des promesses et des engagements consistant à partager plus équitablement la charge et les responsabilités. Le Pacte mondial a été mis en œuvre de manière proactive par plusieurs pays Africains à travers son CRRF. Si la collaboration et la solidarité internationales sont essentielles, le rôle des organismes humanitaires locaux et national est primordial. Dans ce contexte, les participants ont également reconnu que le 25e anniversaire de AHA est un rappel fort du rôle majeur et irremplaçable des organisations locales non gouvernementales et d’autres organisations de la société civile. Le soutien, notamment financier, de ces organisations de la part de la communauté internationale devrais être revitalisé. La mise en œuvre de l’Agence humanitaire africaine a le potentiel de consolider et renforcer le rôle des acteurs humanitaires locaux. La réunion a également insisté sur l’importance de renforcer la collecte et l’analyse des données sur les déplacements afin de concevoir des réponses et des stratégies de solutions fondées sur des données factuelles, ajoute la même source.

Retour au pays pour 400 réfugiés centrafricains en provenance du Cameroun

Un premier groupe de réfugiés a quitté le Cameroun la semaine dernière pour rentrer chez eux. Ces 410 personnes, le premier contingent à pouvoir retourner en Centrafrique, devraient ouvrir la voie à 6 000 autres rapatriés volontaires. Pour la première fois depuis le début de la crise en Centrafrique, un convoi de réfugiés centrafricains au Cameroun a été rapatrié par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a annoncé vendredi le HCR dans un communiqué. Pour Buti Kalé, le représentant du HCR à Bangui, leur retour en dit long sur la sécurité dans l’ouest de la Centrafrique, attribuable à la présence des casques bleus, entre autres. « Les deux préfectures où on a lancé cette opération de rapatriement, la Nana-Mambéré et la Mambéré-Kadéï sont deux préfectures qui jouissent d’une certaine relative sécurité. On les dénombre dans les zones vertes. Nous avons des équipes qui travaillent dans cette partie du pays depuis un certain temps et qui font le monitoring sur le plan de la sécurité. Mais il y a aussi une présence très forte de la Mission de maintien de la paix, Minusca. Il y a aussi de plus en plus le déploiement des forces de sécurité intérieures et des forces armées de la République centrafricaine pour stabiliser davantage la situation qui encouragerait les gens à être confiants de retourner au pays ». Après le départ des 6 000 rapatriés volontaires, appelés à rentrer dans l’ouest de la République centrafricaine, il restera malgré tout environ 270 000 réfugiés centrafricains au Cameroun, renseigne rfi.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik

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