Ghana : Rainforest soutient la lutte contre la déforestation à Sefwi-Wiawso

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Au Ghana, l’organisation internationale Rainforest Alliance mettra en œuvre une initiative qui vise à lutter contre la déforestation. Baptisé Tech4Communities, Hybrid Community-Based Monitoring System (HCMS), le projet sera mis en œuvre dans le district de Sefwi-Wiawso, région de l’Ouest. Le Ghana perd rapidement son couvert forestier. Selon le rapport de rapport de l’organisation environnementale Rainforest Trust, seulement en 2018, ce pays d’Afrique de l’Ouest a connu une diminution alarmante de 60 % de sa forêt primaire.  La déforestation s’accélère à cause de l’absence de contrôle adéquat des pratiques agricoles, des opérations minières, de la collecte de bois de chauffage et de la chasse illégale. À en croire l’organisation internationale Rainforest Alliance, la survie de la forêt primaire ghanéenne passera par la numérisation des techniques de surveillance. C’est ainsi que l’ONG a lancé récemment le projet « Tech4Communities, Hybrid Community-Based Monitoring System (HCMS) ». Rainforest Alliance développera le projet dans le district de Sefwi-Wiawso, à l’ouest du Ghana. Cette localité dispose de six réserves protégées, notamment Muro, Tano, Suhien, Tano Suraw, Suhuma, Sui River et Krokosua. Dans le cadre de ce projet, l’ONG travaillera en collaboration avec l’assemblée municipale de Sefwi-Wiawso, Olam Ghana et le Conseil de gestion du paysage de Sui (LMB). Rainforest Alliance donnera aux agriculteurs les compétences nécessaires pour pouvoir contrôler la plantation d’arbres, collecter des informations sur les arbres existants, ainsi que la technologie nécessaire pour surveiller les actions qui portent atteinte à la santé de la biodiversité ghanéenne. Le projet « Tech4Communities, Hybrid Community-Based Monitoring System (HCMS) » devrait également contribuer à renforcer les partenariats avec des organisations qui opèrent à de multiples échelles dans le paysage et travaillent avec des sociétés d’achat de cacao (LBC) agréées au Ghana. Rainforest Alliance indique que le projet « Tech4Communities, Hybrid Community-Based Monitoring System (HCMS) » permettra aussi à plus de 10 000 producteurs de cacao ghanéens (à Sefwi-Wiawso, Akon Ombra et Bodi) de numériser leurs pratiques agricoles afin de limiter les activités illégales autour de leurs fèves de cacao. Pour mémoire, le Ghana est le deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire, relève afrik21.africa.

L’Afrique menacée par les évènements météorologiques extrême

Un rapport scientifique de Greenpeace publié cette semaine révèle que les événements météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les inondations et les pluies intenses augmentent en intensité, en fréquence et en gravité dans de nombreuses régions d’Afrique, menaçant gravement la santé humaine, la sécurité alimentaire, la paix, et la biodiversité. Le climat en Afrique subsaharienne est devenu plus extrême et imprévisible au XXIe siècle, une tendance qui va devenir plus prononcée dans les décennies à venir selon les scientifiques du climat. C’est la principale conclusion du rapport détaillé publié aujourd’hui par Greenpeace Afrique et l’unité scientifique de Greenpeace. Le rapport « Weathering the Storm : Extreme Weather and Climate Change in Africa » explore la relation entre les événements météorologiques extrêmes et le changement climatique en Afrique. Il fait un état des lieux des données scientifiques disponibles sur la façon dont la crise climatique devient incontrôlable sur le continent africain, notamment à travers des vagues de chaleur extrêmes irrégulières, des inondations, des sécheresses et des cyclones d’une ampleur sans précédent. Les problèmes liés au climat peuvent souvent être ressentis de manière disproportionnée dans les communautés les plus pauvres car elles sont les moins équipées pour faire face aux changements et s’y adapter. « La science montre qu’il n’y a pas grand-chose de naturel dans les catastrophes qui frappent notre continent. Une crise d’origine humaine nécessite une solution d’origine humaine. L’Afrique est le berceau de l’humanité et elle sera le berceau de l’action climatique pour notre avenir. Ce ne sont pas des prières et des sacs de riz et de maïs distribués après une catastrophe qui assureront Lla santé, la sécurité, la paix et la justice. Seul celui qui protège n’a pas de malheur – et les dirigeants africains doivent déclarer une urgence climatique pour protéger notre avenir commun », a déclaré Melita Steele, directrice du programme de Greenpeace Afrique, renseigne emedia.sn.

Les principales conclusions du rapport

Les températures moyennes futures en Afrique devraient augmenter à un rythme plus rapide que la moyenne mondiale dans tous les scénarios de réchauffement. L’augmentation annuelle moyenne de la température pour une grande partie de l’Afrique devrait dépasser 2℃ ou se situer entre 3℃ et 6℃, d’ici la fin du XXIe siècle si les émissions élevées se poursuivent – deux à quatre fois au-delà de l’augmentation autorisée par l’Accord de Paris. La hausse de la température est susceptible d’entraîner des décès, des déplacements, des conflits liés au climat, des précipitations irrégulières, des pénuries d’eau potable, une entrave à la production agricole et une extinction accélérée des espèces africaines endémiques. La fréquence, l’intensité et la durée des épisodes de chaleur extrême devraient augmenter, suivant les tendances déjà observées en Afrique australe, orientale et septentrionale. Ndoni Mcunu, climatologue, fondatrice de Black Women in Science et co-auteur du rapport souligne : « il faut mieux intégrer les connaissances autochtones dans les preuves scientifiques des événements météorologiques extrêmes en Afrique. Les pays africains doivent être davantage impliqués dans les décisions relatives au développement de nouvelles bases de données et de nouveaux modèles plutôt que d’être dépendants de pays extérieurs à l’Afrique. Cela garantira une meilleure communication, une meilleure planification et capacité à anticiper les évènements météorologiques extrêmes futurs. L’accès à l’information doit être assuré au niveau communautaire. ». « Au cours des 50 dernières années, nous avons déjà connu un réchauffement de 1,5° C, bien au-dessus de la moyenne mondiale. Au Sahel, le changement climatique a détruit nos cultures, nos maisons et déchiré les familles par la migration forcée. Mais l’Afrique n’est pas seulement le théâtre des pires impacts climatiques à venir ; c’est un continent de millions de citoyens déterminés à arrêter le changement climatique et à s’éloigner des énergies fossiles, qui se lèveront pour protéger nos forêts et notre biodiversité de l’agriculture industrielle », argue Hindou Oumarou Ibrahim, Directrice de l’Association des femmes peules et peuples autochtones du Tchad (AFPAT). « J’ai vu le changement climatique affecter de manière disproportionnée les habitants de ma communauté, de mon pays et du continent africain. Il est désastreux pour l’agriculture, qui est la clé de notre survie ; nos moyens de subsistance sont en danger gravement compromis par des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur. Dirigeants : vous devez vous réveiller, vous devez écouter la science et vous devez faire face à l’urgence climatique. Il en faut en finir avec l’insécurité alimentaire et hydrique, la violence, et les inégalités entre les sexes provoquées par le changement climatique », confie Vanessa Nakate, militante ougandaise pour le climat dans les colonnes de emedia.sn.

Moctar FICOU / VivAfrik              

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