Le plus grand iceberg du monde risque d’entrer en collision avec une île, la biodiversité menacée

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Une collision imminente qui inquiète la communauté scientifique. D’après l’Agence spatiale européenne, le plus grand iceberg répertorié au monde est sur le point d’entrer en collision avec l’île de Géorgie du Sud, située au sud de l’océan Atlantique, et menace ainsi la faune de ce territoire. Le gigantesque bloc de glace s’était décroché de l’Antarctique en juillet 2017 et dérivait depuis trois ans, explique CBS News

Une menace pour les manchots et les phoques

Vu sa taille impressionnante (151 kilomètres de long sur 48 kilomètres de large, selon le NASA Earth Observatory, soit presque aussi grand que l’île elle-même), l’iceberg ne devrait pas atteindre la côte. « Il resterait coincé dès qu’il toucherait 200 m de fond, ce qui correspond à entre 500 et 1000m de la côte », avait expliqué Geraint Tarling, océanographe au British Antarctic Survey, à Brut au mois de novembre. L’iceberg serait alors « suffisamment proche pour empêcher les manchots et les phoques de se rendre sur leur terrain de chasse. » 

Les voies d’alimentation classiques seraient donc bloquées, rendant la recherche de nourriture beaucoup plus difficile pour ces animaux. « S’ils doivent faire un grand détour, cela signifie qu’ils ne pourront pas revenir à temps auprès de leurs petits pour éviter qu’ils meurent de faim dans l’intervalle », avait-il détaillé dans un communiqué de presse de la British Antarctic Survey début novembre.  

Les scientifiques sont d’autant plus inquiets qu’ils craignent que l’iceberg reste coincé à cet endroit une dizaine d’années, ce qui mettrait gravement en péril ces espèces. 

Dans un nouveau communiqué de la British Antarctic Survey, publié ce mardi, Geraint Tarling rajoute que l’iceberg va abîmer les fonds marins et écraser les éponges, les ophiures ou encore les oursins qui s’y trouvent. « Ces espèces contribuent à stocker de grandes quantités de carbone dans leurs tissus et les sédiments environnants. La destruction par l’iceberg va libérer ce carbone stocké dans l’eau et, potentiellement, dans l’atmosphère, ce qui constituerait un impact négatif supplémentaire », écrit-il. 

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