La promotion de la conservation de la biodiversité au menu des échanges entre les jeunes Chinois et Africains

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La biodiversité est sous l’emprise de cinq menaces principales mises en exergue par le troisième domaine prioritaire du cadre de 2010 notamment les espèces exotiques envahissantes, le changement climatique, la charge de nutriments et la pollution, la modification des habitats et la surexploitation.

Pour faire face à ces maux, les jeunes Chinois et Africains ont participé, vendredi 22 janvier 2020, à un forum de dialogue virtuel pour explorer des moyens innovants de promotion la conservation de la biodiversité dans un contexte de menaces croissantes liées au comportement humain et aux stress climatiques.

Cette rencontre de haute portée qui est organisé par l’African Wildlife Foundation (AWF), basée à Nairobi, la capitale du Kenya et les Amis de la Nature (FON), a attiré 190 participants et s’est intéressé principalement à l’implication holistique des communautés indigènes et locales pour revitaliser la protection des habitats naturels.

S’exprimant sur les efforts de conservation de cette biodiversité, Jie Feng, directeur du projet Sud-Ouest du Centre de conservation Shan Shui, a laissé entendre : « pour que les efforts de conservation aient un impact, nous devons tous embrasser les connaissances traditionnelles et comprendre les tendances historiques des paysages et des traditions locales qui contribuent à un écosystème sain ».

Le forum de dialogue virtuel entre les jeunes Chinois et Africains fait partie d’une conversation mondiale en cours visant à accélérer la mise en œuvre du cadre de la biodiversité pour l’après-2020.

Les participants sont convenus que l’engagement limité avec les communautés indigènes a porté atteinte à la conservation de la biodiversité, d’où la nécessité d’inverser la tendance alors que les pays se concentrent sur des solutions basées sur la nature pour stimuler l’agenda vert.

Pour sa part, Daniel Kobei, directeur exécutif du programme de développement du peuple Ogiek au Kenya a souligné que « les peuples autochtones considèrent la biodiversité comme faisant partie de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font dans tous les aspects de leurs moyens de subsistance ».

En outre, M. Kobei a exhorté les gouvernements et les entreprises à respecter les droits fonciers et territoriaux des populations autochtones afin de les encourager à conserver les espèces menacées.

Adamu Adija, coordinatrice de l’African Indigenous Women’s Organization – section Afrique australe, a déclaré que les modèles de conservation qui reposent sur les communautés locales se sont avérés efficaces pour inverser la perte de biodiversité.

« Il y a eu un fossé croissant entre les communautés locales et de haut niveau, attribué au modèle de conservation descendant qui a propulsé la perte de biodiversité plus loin », a déclaré Mme Adija.

« Nous devons changer de comportement et utiliser une approche de bas en haut pour obtenir des résultats à fort impact », a-t-elle ajouté.

De son côté, Simangele Msweli, responsable des programmes pour la jeunesse à l’AWF, a souligné qu’un dialogue solide entre la jeunesse chinoise et africaine est essentiel pour revitaliser l’agenda mondial de la biodiversité.

Moctar FICOU / VivAfrik

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