La déforestation vue sous un autre angle par la CEEAC

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La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) redéfinit la forêt et la déforestation pour le bien-être de l’humanité et la nature. C’est ce qu’a relayé Franck Bafeli, dans les colonnes du site d’information camer.be.

Selon notre confrère, l’Afrique centrale a une couverture forestière de 314 millions d’hectares. Riches en faune (des papillons rares aux éléphants et grands singes), les forêts fournissent également de la nourriture, de l’eau et un abri à plus de 180 million de personnes, et constituent un énorme puits de carbone. Malgré son énorme importance pour l’humanité, les forêts du bassin du Congo sont menacées par l’exploitation non-durable de leurs ressources.

Avec son explosion démographique potentielle – les statistiques de la Commission des Nations unies pour l’Afrique montrent que la population de l’Afrique centrale atteindra plus de 400 millions d’ici à 2050. Les ressources forestières en Afrique centrale sont, selon camer.be, sous pression pour répondre à la demande croissante des centres urbains et des marchés régionaux et internationaux. Étant donné que la plupart des ressources forestières, tel que le bois, proviennent des zones rurales, approvisionnant les centres urbains et alimentant les industries de transformation pour la consommation locale et l’exportation ; la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) organise un atelier, en collaboration avec le WWF, l’UNESCO et l’Union européenne, pour des termes forêt, déforestation et la dégradation des forêts dans le contexte écologique du bassin du Congo.

L’atelier qui se tient à Brazzaville (Congo), du 3 au 5 août 2021, regroupe des experts en agriculture et foresterie des 11 pays membres de la CEEAC, des représentants de l’Union africaine, de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), des organisations de la société civile, des partenaires au développement tels que l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), entre autres.

Franck Bafeli explique il vise à contribuer à l’élimination des contraintes liées à la participation des ressources naturelles d’origine végétale et des produits agricoles des zones rurales, au développement socioéconomique durable des pays membres de la CEEAC.

Les participants à l’atelier ont pour mission de passer en revue les différentes définitions existantes et de définir les termes « forêt », « déforestation » et « dégradation des forêts », adaptées au contexte écologique et à la vision de la participation des forêts d’Afrique centrale au développement durable.

« L’Afrique centrale doit se développer en accélérant la transformation de son capital naturel en capital productif dans le strict respect de la conservation des forêts », déclare à camer.be Honore Tabuna, Commissaire de la CEEAC, chargé de l’environnement, des ressources naturelles, de l’agriculture et du développement rural.

Selon Mme Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière de la République du Congo qui s’est confié à Franck Bafeli, a laissé entendre que « nous devons être conscients que les politiques de développement légitimement mises en œuvre par les Etats membres de la CEEAC, conduiraient forcement à la valorisation plus poussée de nos ressources naturelles avec comme corollaires de nombreux cas de superposition d’usage ou d’empiètement sur les zones forestières ».

Pour sa part, Laurent Somé, Directeur des politiques et des partenariats pour le WWF en Afrique, les questions de la gestion durable des forêts et de la lutte contre la déforestation, et même de la restauration des paysages forestiers, sont au cœur des préoccupations de WWF. « Le WWF est partie-prenante aux initiatives globales et régionales diverses visant justement à lutter contre la déforestation et/ou la conversion des forêts naturelles pour d’autres utilisations », a-t-il ajouté dans des propos relayés par camer.be.

Pour lui, note, M. Bafeli, l’atelier est une occasion de définir des termes, mais aussi une opportunité unique pour les pays d’Afrique centrale de se positionner sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux des produits de base ; ce qui est l’aspiration légitime des pays membres de la CEEAC, à soutenir dans leurs efforts pour la relance socio-économique et une croissance verte et juste après Covid-19.

« Cela impliquera de redéfinir l’insertion et le positionnement des pays de la CEEAC dans les chaînes de valeur mondiales de leurs produits issus des zones abritant les ressources naturelles », a ajouté Jean Bakouma, directeur de la conservation du bassin du Congo.

Selon le Chef de la Délégation de l’Union Européenne en République du Congo, Raul Mateus Paula, « notre modelé de développement vient d’indiquer les limites à ne plus franchir. « Il est donc plus qu’important que ces travaux, au-delà des concepts forêt, inaugurent une approche innovante constructive du développement d’une économie forestière durable en Afrique centrale » a ajouté Raul Paula.

Avec camer.be

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