Guinée : Les observateurs du CNSHB formés sur la protection des oiseaux et tortues marines               

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Renforcer la protection des oiseaux et les tortues marines est le défi que dois relever non seulement les politiques mais aussi les organisations de défense de l’environnement. C’est dans cette optique que le projet Bycatch, financé par la Fondation MAVA et mis en œuvre par l’organisation Birdlief international a procédé à la capacitation des observateurs du Centre national des sciences halieutiques de Boussoura (CNSHB). Cette formation permettra à ces observateurs de mieux protéger les oiseaux et les tortues marines qui sont souvent menacés par des activités de pêche.

Rappelons que le projet Bycatch couvre les sept pays de la commission sous régionale de pêche notamment la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Sierra Léone et le Cap-Vert.

En Guinée, c’est la troisième fois que cette formation a lieu. Cette année, ce sont plus d’une vingtaine d’observateurs qui vont bénéficier de cette capacitation qui a débuté mercredi 16 février 2022 au Centre national des sciences halieutiques de Boussoura et qui prendra fin le jeudi 17 février de l’année en cours.

Dans son mot de bienvenu lors de la cérémonie d’ouverture de cette formation, le directeur général du Centre national des sciences halieutiques a, au nom de la ministre de la Pêche, de l’Aquaculture  et de l’Economie maritime souhaité la bienvenue aux formateurs qui sont venus de Dakar avant d’indiquer que cette formation est capitale pour le projet Birdlief mais c’est aussi capital pour le ministère de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime. Dans la foulé, il a exhorté les bénéficiaires à suivre les cours de façon attentive.

« Je sais que certains d’entre vous sont déjà familiers avec ces formateurs, je pense que c’est des gens qui ont longtemps évolué dans ce projet donc ils peuvent donner une bonne formation. Je ne peux pas passer sous silence sans remercier le point focal à Dakar en la personne de monsieur Mohamed Diane et les deux formateurs qui sont venus pour vous dispenser les cours afin que vous puissiez travailler sur le terrain. Le directeur qui est en face de vous est non seulement  enseignant chercheur mais aussi directeur donc  je sais la valeur de la formation. Donc je vous invite à suivre très correctement les cours et je vais demander aux formateurs après ça de faire un petit test pour voir s’ils ont assimilé ce qui a été dispersé. Parce que ça aussi c’est fondamental.  Ce n’est pas pour créer une différence mais il faut savoir réellement si les gens ont été formés. Je crois que c’est les règles de l’enseignement. Donc vous êtes là pour deux jours de travail, je vous souhaite bonne chance et je déclare ouverte la présente formation », a-t-il indiqué.

Selon Mamadou Sidibé, chef programme observateurs au département du ministère de la Pêche, l’Aquaculture et de l’Economie maritime, l’objectif c’est d’outiller ces observateurs pour qu’une fois en mer ils puissent contrôler tout cela.

« L’ONG cherche à protéger les oiseaux, les tortues marines qui sont souvent victimes de menace des activités de pêche. C’est dans ce cadre que les observateurs en mer pourront contribuer à protéger ces espèces, parce que ce sont des espèces qui sont cibles de beaucoup de choses. L’objectif c’est d’outiller ces observateurs pour qu’une fois en mer ils puissent contrôler tout cela.  Donc c’est dans ce cadre que les formateurs sont venus de Dakar », a-t-il indiqué

Oumar Bah instructeur à Birlief internationale basé au niveau du bureau de Dakar a parlé des attentes des formateurs au sortir de cette formation.

« On voudrait que les observateurs soient en capacité dans tout ce qui est protocole de collecte dans les captures accidentelles d’oiseaux et des tortues de mer dans tous ceux qui pêchent en Afrique de l’ouest. Parce qu’on s’est rendu compte qu’avant, les observateurs allaient en mer pour collecter des données mais la collecte de données sur les oiseaux et les tortues n’était pas une priorité pour eux donc ça ne rentrait pas dans leurs fiches. Donc c’est pourquoi ce projet est là pour essayer d’apporter cette nouvelle expérience dans ce domaine de collecte de données au niveau des oiseaux et des tortues que vous savez, sont des espèces très vulnérables et menacés actuellement », a-t-il déclaré.

Ce projet s’articule autour de cinq piliers à savoir le volet scientifique, le volet programme des observateurs, le volet de la communication, les volets plaidoyer et enfin la durabilité.

Moctar FICOU / VivAfrik

Avec lekaloum.com