Le ministère sénégalais de l’Agriculture lance officiellement la 3ème phase du PAPRIZ

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Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Papa Malick Ndao a présidait, lundi 27 juin 2022 un atelier consacré au lancement officiel de la troisième phase du Projet d’amélioration de la productivité du riz (PAPRIZ 3), dont le financement est assuré par le Japon, à travers l’Agence internationale de la coopération japonaise (JICA). Le programme est mis en œuvre par la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED).  

A l’en croire, la troisième phase du PAPRIZ 3 va aider au renforcement des acquis pour l’atteinte des objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR).

En effet, le responsable Sénégalais a fait valoir que la mise en œuvre du PAPRIZ 3 dans les aménagement hydro-agricoles de la vallée du fleuve Sénégal contribuera sans nul doute au renforcement des acquis pour l’atteinte des objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR) ».

Le PAPRIZ intervenait depuis 2010 dans la vallée du fleuve Sénégal (nord) durant ses deux premières phases. La troisième phase (2022-2027) cible prioritairement Dagana, Podor et Matam, dans la partie nord du Sénégal.

Le site officiel de la JICA a relayé que « l’objectif du PAPRIZ est d’appuyer techniquement tous les maillons de la chaine de valeur depuis les aménagements rizicoles jusqu’à la commercialisation en passant par la production et la transformation afin d’améliorer la productivité et la rentabilité de la riziculture dans la vallée du fleuve Sénégal ».

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural a indiqué que « le PAPRIZ 3 aura un impact réel sur la production de riz au Sénégal à travers le renforcement et l’élargissement de la chaine de valeur du riz irrigué au niveau de la vallée du fleuve Sénégal ».

 « Le projet cadre parfaitement avec les objectifs du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR) (…) dont une part importante est attendue de la vallée du fleuve Sénégal », a-t-il poursuivi signalant la mise à disposition d’experts japonais dans les domaines de l’irrigation, de la production, de la commercialisation et du marketing, pour « évaluer et développer une stratégie nationale hautement productive et compétitive ».

De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon à Dakar, Nakjima Daisuké, a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Sénégal dans le développement des infrastructures agricoles, à travers notamment « l’assistance technique ».

Il a aussi salué les résultats probants issus des phases 1 (2010-2015) et 2 (2016-2021) du PAPRIZ. Selon le diplomate japonais, « le projet a eu un impact sur l’amélioration de la productivité et de la qualité du riz ».

Se félicitant de la « vulgarisation des techniques rizicoles et la gestion et maintenance des systèmes d’irrigation », Nakjima Daisuké note que ces techniques agricoles ont permis une « réduction des pertes post-récoltes ».     

Moctar FICOU / VivAfrik