Le monde n’est pas sur la bonne voie pour résoudre la crise climatique, selon le groupe des PMA

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La présidente du groupe des quarante-six pays les moins avancés (PMA), la Sénégalaise Madeleine Diouf Sarr, a déclaré, jeudi 30 novembre 2023 à Dubaï lors de la cérémonie d’ouverture de la 28ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28) que le monde n’était pas sur la bonne voie pour apporter les solutions à la crise climatique.

Dans un communiqué rendu public alors que s’est ouverte le même jour à Dubaï, la COP 28, elle souligné que « le monde n’est pas sur la bonne voie pour déployer les efforts requis en vue de résoudre cette crise climatique. Notre marge de manœuvre pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C se réduit de plus en plus ».

La COP 28ème Conférence des parties sur les changements climatiques « est l’occasion de faire le point sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs que nous nous sommes tous fixés à Paris [en 2015] », a-t-elle ajouté, en rappelant que les émissions n’ont cessé, depuis 2015, d’augmenter sur fond d’intensification des impacts des changements climatiques.

Pour la présidente du groupe des quarante-six PMA, la COP 28 est l’occasion de dresser un bilan et de changer de cap.

La cheffe de la division changement climatique au sein du ministère sénégalais de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique a martelé que « le Bilan mondial doit être l’occasion de changer de cap. Une décision significative est nécessaire à la COP 28, qui trace clairement la voie à suivre pour de fortes réductions des émissions et un soutien accru, dont les gouvernements sont tenus responsables ».

L’Afrique, qui concentre l’essentiel du groupe des 46 pays les moins avancés, ne produit que 4% des émissions mondiales, mais elle est disproportionnellement vulnérable au changement climatique.

La présidente du groupe des quarante-six pays les moins avancés, a appelé à plus de justice climatique et réclamé davantage de financement pour combler les pertes et préjudices, permettant ainsi aux PMA de réussir leur adaptation climatique.

« Le déficit de financement pour l’adaptation est criant. Nous avons besoin immédiatement de fonds accrus et accessibles », a-t-elle insisté en signalant que les progrès réalisés dans la mise en place du Fonds pour les pertes et préjudices sont extrêmement importants pour la justice climatique.

« Mais un fonds vide ne peut pas aider nos populations », a ironisé la présidente du groupe des quarante-six pays les moins avancés.

Moctar FICOU / VivAfrik

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