« 40 % de la population est maintenant en danger de famine », selon le directeur de l’UNRWA à Gaza

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La Bande de Gaza est aux prises avec une famine catastrophique à cause des attaques israéliennes. En effet, « chaque jour est une lutte pour la survie, pour trouver de la nourriture et de l’eau », a déclaré directeur de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à Gaza, dans un communiqué transmis à la presse.

Suffisant pour Thomas White d’avertir que « 40 % de la population est maintenant en danger de famine ». « La réalité est que nous avons besoin de plus d’aide. Le seul espoir restant est un cessez-le-feu humanitaire », a-t-il ajouté.

La Bande de Gaza est confrontée à une famine catastrophique en raison des attaques incessantes d’Israël, a déclaré jeudi 28 décembre 2023, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.

Israël mène une campagne de bombardements contre la Bande de Gaza depuis l’attaque transfrontalière menée, le 7 octobre, par le mouvement de résistance palestinien Hamas, tuant au moins 21 110 Palestiniens et en blessant 55 243 autres, principalement des femmes et des enfants, d’après les autorités sanitaires locales. Quelque 1 200 Israéliens auraient été tués lors de l’attaque du Hamas, selon les autorités de Tel Aviv.

L’attaque israélienne a laissé Gaza en ruines, avec 60 % des infrastructures de l’enclave endommagées ou détruites et près de 2 millions de personnes déplacées dans un contexte de pénurie aiguë de nourriture, d’eau potable et de médicaments.

« Aujourd’hui la situation est très difficile c’est le chaos il y a de la violence même si on est des gens bien, mais on a faim, on a plus les moyens d’acheter de préparer de la nourriture », a déploré un habitant.

Sur le marché, les prix ont triplé

Dans un centre des Nations unies, distribution de farine, élément de base de l’alimentation. « Les enfants ont faim. Parfois, je me sens tellement impuissant que je me cache pour qu’ils arrêtent de me réclamer de la nourriture », a raconté un père de famille qui vient, depuis plusieurs jours, en vain pour obtenir de quoi manger. Aujourd’hui, c’est enfin le bon, il récupère deux sacs de farine pour faire du pain. Sur le marché de Raffah il n’y a plus de produits importés, seulement quelques légumes récoltés sur place et leur prix a triplé. La famille a dû emprunter de l’argent auprès d’un ami pour pouvoir s’offrir exceptionnellement ses tomates et quelques biscuits ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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