Le ministre Sénégalais de l’Environnement appelle à « mobiliser des ressources pour soutenir une transition juste vers une économie plus durable »

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La 28ème Conférence des Nations Unies sur le climat (COP28) a débouché sur le « Consensus des Emirats Arabes Unis » qui comporte une série de décisions majeures relatives au bilan mondial de l’action climatique, au financements des pertes et préjudices dues aux changements climatiques, au programme de travail sur l’atténuation, à la transition énergétique juste, au cadre sur l’objectif global pour l’adaptation, entres autres.  

« Ce paquet de résultats majeurs dans les différents domaines thématiques, témoignent de l’importance accordée à la lutte contre le changement climatique et de l’engagement des pays participants à agir de manière concertée pour faire face à ce défi majeur », a indiqué, ce vendredi 29 décembre 2023, le ministre Sénégalais de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique (MEDDTE).

Alioune Ndoye qui s’exprimait lors de l’atelier de restitution des résultats de la COP28, organisée du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï aux Émirats arabes unis a retenu entre autres points de ces résultats majeurs « l’adoption, dès la première journée de la COP, de la décision relative au fonds sur les pertes et préjudices avec des promesses de financement pour alimenter ce nouveau fonds, à hauteur de 700 millions US ; le finalisation du premier bilan mondial avec des motifs d’espoir sur la prise en compte du climat par la communauté internationale. Cependant, sur de nombreuses questions telles que le 1,5 degré, l’adaptation et le financement des pertes et préjudices, ce texte sur le bilan mondial reflète l’ambition la plus basse possible, au regard des données scientifiques disponibles, la reconnaissance d’une meilleure ambition de la lutte contre, à travers l’accélération des efforts pour une réduction progressive de la production d’électricité à base de charbon, l’élimination des subventions inefficaces aux combustibles fossiles et l’assurance d’une transition vers l’abandon des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques, de manière juste, ordonnée et équitable mais aussi la conclusion du programme de travail biennal Glasgow-Charm el-Cheikh et adoption du Cadre des Émirats arabes unis pour la résilience climatique mondiale, avec pour objectif de guider vers la réalisation de l’objectif mondial en matière d’adaptation et l’examen des progrès globaux dans sa réalisation ».

Poursuivant son allocution, le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique a renchéri que « les conclusions soulignent l’importance vitale de poursuivre nos efforts pour limiter le réchauffement climatique et protéger notre planète pour les générations futures. Nous devons travailler ensemble pour mettre en œuvre des politiques ambitieuses, promouvoir l’innovation technologique et mobiliser des ressources pour soutenir une transition juste vers une économie plus durable ».  

Pour sa part, le Sénégal, pays partie à la convention sur le climat, a pris une part active dans ces négociations climatiques. Avec une délégation composée d’une diversité d’acteurs et notamment des membres du Comité national sur les changements climatiques, il a pu faire valoir ses positions au profit des populations.

Suffisant pour M. Ndoye de confier qu’« au-delà des négociations techniques assez complexes, il est important que les communautés locales puisent ressentir les retombées positives de ces grandes rencontres. Ainsi, la collaboration Sud –Sud, Nord –Sud, sont des leviers d’action qui permettent d’agir ensemble, efficacement, de façon efficiente et cohérente ».

Alioune Ndoye s’est aussi réjoui de constater que des partenariats ont pu être noués par certaines structures à la COP, dans des domaines variés liés à la lutte contre le changement climatique, encourageant les acteurs à maintenir le cap et à concrétiser ces initiatives qui vont concourir à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE) et de la Contribution déterminée au niveau national (CDN).

A l’en croire, la COP29 qui se tiendra en novembre 2024 à Bakou, en Azerbaïdjan devra acter la finalisation du processus du nouvel objectif commun quantifié sur la finance climatique et de définition de la finance climatique.

Les questions liées à la transition énergétique continueront de retenir l’attention lors de cette prochaine COP, de même que les derniers réglages à mettre sur la table pour le fonds sur les pertes et préjudices.

Moctar FICOU / VivAfrik

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