Sénégal : Des acteurs de la société civile du Bosséa à l’école de l’exploitation du phosphate

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Plusieurs acteurs de la société civile du Bosséa ont été formés, dimanche 28 mars 2024, sur les questions relatives à l’extraction du phosphate en perspective de l’exploitation des gisements découverts à Thilogne.

Pour Bocar Coundoul, membre du Forum Civil de Matam, « notre objectif c’est d’abord de sensibiliser et d’outiller des acteurs sur la problématique d’extraction du phosphate déjà découvert à Thilogne. Nous voulons donc éviter que ce qui est arrivé ailleurs nous arrive ici ».

C’est « une manière d’anticiper les problèmes pour les appréhender » afin qu’ils puissent être « des forces de proposition » et « ne pas subir les conséquences de l’extraction minière », a dit M. Coundoul qui s’exprimait à l’occasion d’un atelier tenu à Thilogne portant sur la Structuration et d’élaboration d’un plan d’actions de l’observatoire territorial du secteur extractif (OTSE) du Bosséa qui réunit des villages situés sur l’axe Oréfondé-Dabia, à l’initiative de l’ONG 3D et du Forum Civil.

Lors de cette session, Bocar Coundoul a signalé que l’exploitation des ressources minières génère souvent des conflits « liés au manque de connaissance, de partage et surtout à la non redevabilité des populations ».

Le responsable du Formule Civil dans la région de Matam a fait savoir que « les ateliers que nous organisons ont pour sens de donner à chaque acteur les éléments de langage et la posture qu’il faut. Mais aussi et surtout de permettre aux acteurs de connaître leurs droits pour mieux les négocier ».  

A l’en croire, d’autres rencontres de ce genre ont été tenues dans la région et ont permis aux populations d’en savoir un peu plus et d’anticiper les problèmes.

Selon M. Coundoul, les acteurs auront « le maximum d’outils nécessaires dont ils ont besoin » comme l’étude d’impact environnemental.

« L’idée est de faciliter la compréhension et de les capaciter en termes de Droit, car, c’est la défense des droits qui sera la chose la plus importante dans une démarche collaborative », a-t-il laissé entendre.

Il a été procédé lors de cet atelier à l’installation du bureau de l’Observatoire territoriale du secteur extractif (OTSE) du Bosséa composé de trois membres.

Moctar FICOU / VivAfrik

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