Par la Rédaction de VivAfrik – Publié le 3 septembre 2025
La transition Ă©cologique n’Ă©pargne aucun secteur, pas mĂŞme celui — souvent invisible — de la recherche numĂ©rique. Pour la première fois, des Ă©quipes de recherche computationnelle ont reçu une certification de durabilitĂ© environnementale, marquant une avancĂ©e majeure vers une science plus sobre en carbone.
🖥️ Une certification pour la recherche numérique durable
Dans un contexte oĂą l’intelligence artificielle et le calcul haute performance consomment des quantitĂ©s croissantes d’énergie, l’UniversitĂ© d’Édimbourg et l’UniversitĂ© de Cambridge, via le Software Sustainability Institute (SSI), lancent un programme pionnier : Green DiSC.
InspirĂ©e des labels Ă©cologiques pour les laboratoires, cette certification gratuite et en libre accès permet aux chercheurs de rĂ©duire l’empreinte environnementale de leurs travaux numĂ©riques, souvent ignorĂ©e mais bien rĂ©elle.
« Nous ne pouvons plus ignorer l’impact environnemental de la recherche numérique », déclare le Dr Loïc Lannelongue, responsable du projet Green DiSC à Cambridge.
🏅 Six équipes certifiées “Bronze” pour des pratiques exemplaires
La première vague de lauréats de la certification Bronze illustre la diversité des approches :
- 💊 Institute of Cancer Research (Royaume-Uni) : plusieurs équipes, dont celles en data science et en bioinformatique, ont intégré des pratiques écoresponsables dans leurs recherches sur le cancer.
- 🔬 Laboratoire de génomique computationnelle de l’Université de Pavie (Italie) : utilisation de l’IA pour modéliser les inflammations.
- 🧪 Green Labs de l’Université de Groningen (Pays-Bas) : un collectif devenu un réseau actif de chercheurs durables.
- 🧑‍🏫 Digital Lab de Groningen : modernisation de l’enseignement du numérique avec des outils sobres.
Ces six équipes deviennent les ambassadrices d’une recherche numérique responsable, dans un écosystème encore jeune, mais appelé à grandir rapidement.
🌍 Un enjeu global : concilier science et climat
À l’instar du secteur industriel ou des transports, la recherche scientifique entre dans l’ère du bilan carbone. Certaines institutions, comme le Wellcome Trust ou Cancer Research UK, imposent déjà des certifications de durabilité pour l’octroi de financements.
L’approche de Green DiSC s’inscrit dans une logique de transition vers une économie circulaire numérique, où chaque ligne de code et chaque calcul ont un coût énergétique qu’il faut minimiser.
« Ce programme répond à une demande croissante dans le secteur de la recherche », affirme Martin Farley, directeur associé des programmes environnementaux au sein de UKRI.
🛠️ Prochaine étape : une généralisation à l’échelle mondiale ?
Le succès de cette première phase a incité plus de 25 institutions à s’enregistrer pour tenter d’obtenir leur certification Green DiSC. Le prochain cycle de candidatures est ouvert jusqu’au 19 novembre 2025.
âž• En savoir plus :
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📌 VivAfrik encourage les centres de recherche africains à rejoindre ce mouvement
Alors que les centres de données prolifèrent en Afrique, notamment pour accompagner le développement des startups, des gouvernements et de la recherche, cette initiative ouvre la voie à une convergence entre souveraineté numérique et sobriété écologique.
Pourquoi ne pas imaginer un Green DiSC version Afrique, adapté aux contextes énergétiques et technologiques du continent ? L’appel est lancé.

