L’Afrique entre insécurité alimentaire, menace d’extinction de certains animaux et quelques réalisations…

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27,4 millions de personnes en Afrique australe seraient confrontées à l’insécurité alimentaire au cours des six prochains mois, en raison d’une sécheresse.

Un communiqué de l’agence onusienne fait part de la vive préoccupation que constitue le phénomène climatique El Nino qui pourrait affecter de manière significative l’Afrique australe. Ce dernier gagne en puissance et pourrait atteindre son point culminant vers la fin de 2015 pour devenir l’une des plus grandes calamités du genre.

 « La région fait face au risque d’une autre année avec un important de déficit pluviométrique, et donc de mauvaises récoltes, causant une grande insécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région », a indiqué le communiqué du bureau régional de la Fao pour l’Afrique. Le communiqué réaffirme que le Malawi est en train de vivre sa pire période d’insécurité alimentaire depuis une décennie, avec près de 2,8 millions de personnes souffrant de pénuries alimentaires.
En réponse, le Pam va apporter de l’aide en vivres et un appui financier. En attendant, les dernières récoltes au Zimbabwe n’ont atteint que la moitié des celles de l’année précédente, laissant au moins 1,5 million de personnes dans la précarité alimentaire selon
VivAfrik.

 Afrique : Vers l’extinction de certains animaux.
Zimbabwe: 22 éléphants empoisonnés au cyanure dans le parc national de hwange titre Vivafrik. En effet, les gardes forestiers zimbabwéens ont retrouvé 22 éléphants empoisonnés au cyanure dans le parc national de Hwange, ce qui porte à 62 le nombre d’éléphants empoisonnés par des braconniers dans ce pays d’Afrique australe en octobre.

Début octobre, trois incidents semblables avaient déjà causé la mort de 40 éléphants, également empoisonnés au cyanure. Trois ont été tués dans la région de Kariba et 37 dans le parc national Hwange. En 2013, plus de 200 éléphants ont été tué dans ce même parc. Par ailleurs ; les autorités ont saisi lundi 173 kg d’ivoire (environ 40.000 euros) à l’aéroport international de Harare, au nord Est du pays. L’Ivoire était sur le point d’être transporté en contrebande à Singapour.

 Sur les 20.000 lions qui peuplent encore le continent africain, près de la moitié pourrait disparaître d’ici 20 ans.

Les chercheurs estiment qu’ils étaient dix fois plus environ 200.000 en Afrique au milieu du 20e siècle. « Aujourd’hui, le lion ne survit que sur 25% de son aire de répartition historique », déplore le Dr Philipp Henschel de l’ONG américaine de protection des félins Panthera, et co-auteur du rapport.

La situation la plus critique concerne l’Afrique de l’Ouest et centrale, zone  où subsistent seulement deux grandes populations de félins une de 350 individus. Ainsi, le lion est déjà considéré « en danger critique d’extinction » selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) nous source AFP.

Après les lions, c’est au tour des vautours.

Les vautours d’Afrique, victimes des braconniers, connaissent un rapide déclin, a alerté l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), selon laquelle six des onze espèces de ces oiseaux présentent un risque élevé d’extinction nous renseigne AFP toujours.

L’empoisonnement est la principale menace touchant les vautours en Afrique. Selon les experts, les vautours africains sont souvent les victimes involontaires d’empoisonnement à cause des carcasses garnies de pesticides agricoles hautement toxiques pour tuer les prédateurs de bétail. Par ailleurs, « Le rapide déclin des vautours sur le continent a des conséquences importantes pour les populations, car les vautours aident à stopper la propagation de maladies en nettoyant les carcasses en décomposition », a souligné Julius Arinaitwe, directeur du programme Afrique de Birdlife International.

 Un barrage hydroélectrique de 40 MW pour booster la capacité énergétique du Burundi

La construction de ce barrage va être  possible grâce à l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) et de la KfW allemande qui y ont respectivement alloué 17 millions $ et 16,6 millions$. Le Burundi a participé à hauteur de 380 000$.

Le pays prévoit en outre de mettre en place une  ligne haute tension de 220 KV qui le reliera au Rwanda. Ces différents projets permettront d’améliorer sa couverture électrique qui pour le moment est d’environ 10% de la population. Le Burundi dispose d’un potentiel hydroélectrique de 1700 MW dont 300MW sont économiquement exploitables souligne Agence ecofin.

Ndéye Fatou Ndiaye / VivAfrik