Aires protégées : Le braconnage, une problématique transfrontalière

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Etant frontalier avec la Mauritanie, la Guinée et la Gambie, le Sénégal est loin d’être épargné par le braconnage qui désigne la chasse ou la pêche illégale. Avec une superficie de 1.614.940 ha soit 8,2% du territoire national, les aires protégées du Sénégal, souvent situées au niveau des frontières, peuvent engendrer de conflits en cas « de troubles entre pays», mais aussi être des sources de coopération bilatérale pour le développement de l’écotourisme.  Hormis ces facteurs, s’ajoute le braconnage.

Abattage d’animaux, pêche illicite, coupe de bois, orpaillage traditionnel, le braconnage se manifeste sous toutes ses formes et partout dans le monde. De nos jours, le continent africain est très touché par ce phénomène qui n’appauvrit que la biodiversité tant biologique qu’animalière mais aussi marine à cause de la porosité des frontières.

Ainsi, on peut noter les « cas frontières entre le Sénégal et la Guinée pour le Parc National du Niokolo Koba (PNNK), la Mauritanie pour le Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD) et la Gambie pour le Parc National du Delta du Saloum (PNDS) », selon le Colonel Souleye Ndiaye de la Direction des Parcs Nationaux (DPN).

Les aires protégées, autant que le Sénégal fait des efforts afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les valeurs éco systémiques et culturelles qui leurs sont associés avec la sécurisation des frontières, autant que ces voisins doivent en faire pareil pour mieux lutter contre le braconnage.

A cet effet, pour le Sénégal, la loi sur le domaine national a permis à l’Etat d’avoir un contrôle sur l’utilisation des ressources naturelles et de la biodiversité sur l’ensemble du territoire national. Les acquis de la conservation de la biodiversité dans ou hors des aires sont actuellement sous la menace de plusieurs facteurs tels la sécheresse et ses corollaires ainsi qu’une croissance rapide d’une population dont l’économie est essentiellement tributaire de la biodiversité.

Parc Niokolo Koba

Avec la gestion transfrontalière des ressources partagées, ces aires protégées peuvent être sources « d’intégration des activités entre les populations des pays dans et autour des complexes : Niokolo-Badiar, Saloum-Niumi, Djoudj-Diawling » souligne le Colonel Souleye Ndiaye de la Direction des Parcs Nationaux (DPN).

C’était à l’occasion de la 24ème édition de la Fidak lors de la journée dédiée au ministère de l’environnement et du développement durable, le vendredi 18 décembre 2015.

Par Saër SY

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