FAZSOI : Opération « Police des pêches » pour le Floréal à proximité de l’archipel des îles Glorieuses

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Le 21 février 2020, poursuivant sa mission de surveillance dans la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), la frégate de surveillance (FS) Floréal a intercepté un navire de pêche sans pavillon dans la zone économique exclusive (ZEE) des îles Glorieuses, à proximité du banc du Leven. Rappelons que les îles Glorieuses sont un archipel inhabité formé sur un atoll situé dans l’océan Indien, entre Madagascar et l’archipel des Comores. Il est composé de deux îles sablonneuses entourées par une barrière de corail d’où émergent aussi plusieurs récifs coralliens. L’archipel mesure 7 km². Détecté par l’hélicoptère embarqué Panther, le navire long d’une dizaine de mètres, a été intercepté après guidage par l’embarcation rapide de drome opérationnelle du Floréal. L’équipe de visite du bord a ainsi pu constater plusieurs infractions. En effet, une grande quantité de matériel de plongée et 300 kilos d’holothuries, dont la pêche est prohibée, ont été trouvés à bord. Cette zone étant sous juridiction des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), la pêche y est réglementée. Ainsi, conformément à la législation, le produit de cette pêche illégale a été relâché à la mer et le matériel de pêche appréhendé. A l’issue des investigations, le navire et ses occupants ont pu reprendre leur route vers Madagascar. Les eaux territoriales des îles Eparses, dépendant du district des TAAF, sont particulièrement riches de leur biodiversité et de leurs ressources halieutiques. Cette interception démontre l’intérêt des actions de surveillance menées par les FAZSOI dans une région isolée et en proie à la pêche illégale. Ayant appareillé de Maputo il y a plus de quinze jours, la FS Floréal continue de poursuivre sa mission qui la mènera à Madagascar dans les jours prochains, avant un retour à son port-base de La Réunion début mars. Les 1 700 militaires déployés aux FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Les FAZSOI constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide, lit-on dans les colonnes de defense.gouv.fr.

Une baleine piégée dans un filet, symbole d’une biodiversité en péril

Libérée par Sea Shepherd, cette baleine est l’énième victime collatérale de la pêche illégale. Pour exploiter cette zone marine ultra-sensible, les braconniers ne reculent devant rien… Lors d’une de leurs patrouilles dans les eaux mexicaines, les équipes de Sea Shepherd se sont retrouvées face à un cétacé totalement emmêlé dans un filet et semblant être épuisé et avoir subi des blessures à la nageoire pectorale et à la queue. Deux bateaux de l’ONG sont alors appelés pour lui venir en aide. Pendant plusieurs heures, les équipes ont travaillé pour libérer le cétacé et ont réussi après de nombreuses manipulations. L’incident a eu lieu au sein du refuge des vaquitas, une zone de 1032 kilomètres carrés dans laquelle la pêche au filet maillant est interdite. « On a participé au sauvetage de la baleine à bosse dans la « zone critique » du refuge des vaquitas. C’est un triste rappel qui montre pourquoi il est primordial de protéger le refuge contre la pêche illégale », explique le capitaine et membre de Sea Shepherd Octavio Carranza. Il ne resterait qu’une dizaine de vaquitas sur la planète. La « zone critique » correspond à l’endroit où les vaquitas ont été observés pour la dernière fois. Elle est considérée comme hautement prioritaire pour la préservation de ces animaux. Ces images illustrent encore une fois les conséquences du trafic qui fait rage dans cette région du Mexique où les cartels menacent les défenseurs de l’environnement. Sea Shepherd affirme que les braconniers n’hésitent pas à attaquer leurs navires. « Ils sont de plus en plus violents. Ils nous ont lancé des cocktails Molotov, ils nous ont tiré dessus, sont montés à bord », raconte Jack Hutton, expert en drone pour Sea Shepherd. En 6 ans, les équipes de Sea Shepherd ont retiré au sein du refuge des vaquitas plus de 1000 équipements de pêche illégaux et ont secouru environ 4000 animaux, renseigne francetvinfo.fr.

Ottawa impose d’autres mesures pour protéger la baleine noire de l’Atlantique

Ottawa annonce de nouvelles mesures pour protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord, en danger critique d’extinction, mais les responsables ont tenu à préciser jeudi que ces règles n’entraîneraient pas davantage de fermetures de pêche dans le golfe du Saint-Laurent ou la baie de Fundy: ces fermetures seront simplement plus ciblées. Le gouvernement fédéral assure que ces changements sont nécessaires pour faire face aux déplacements imprévisibles des baleines dans les eaux canadiennes. La ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, a indiqué que les nouvelles règles visent à réduire les principales causes du déclin de la population des baleines: les collisions avec les navires et les enchevêtrements dans les engins de pêche. Depuis juin 2017, un nombre inhabituellement élevé de baleines noires sont mortes, ce qui a réduit la population de l’Atlantique Nord à environ 400 bêtes; l’espèce est donc en voie d’extinction. Depuis trois ans, 30 baleines mortes ont été retrouvées — 21 au Canada et neuf aux États-Unis. Pour éviter les enchevêtrements, Pêches et Océans Canada utilisera un nouveau système dynamique pour les fermetures de pêche lorsque des baleines sont repérées dans le golfe du Saint-Laurent et la baie de Fundy. Contrairement aux fermetures statiques d’une saison imposées par le passé, les responsables des pêches déclareront désormais des fermetures dans les zones où les baleines sont détectées plus d’une fois en 15 jours. Ces zones, de 2000 kilomètres carrés, resteront fermées à la pêche jusqu’au 15 novembre, relaye pour sa part lactualite.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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