Tunisie : 10 usines de traitement des eaux usées seront bientôt modernisées

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En Tunisie, 10 stations de traitement des eaux usées seront réhabilitées. Le projet, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de la mer Méditerranée (MedProgramme) concerne des usines qui sont à saturation ou proches de la saturation. L’objectif est de prévenir la pollution de la méditerranée par les eaux usées. Un important projet de réhabilitation des stations d’épuration sera mené en Tunisie. Il concerne 10 usines de traitement des eaux usées situées dans plusieurs villes du pays, notamment Bouargoub, El Kef, Teboursouk, Jammels, Sbeitla, Medenine, Tozeur, Kebili, El Hamma et Tataouine. Le projet est exécuté dans le cadre du Programme de la mer Méditerranée (MedProgramme) lancé le 24 juin 2020 dans 10 pays (Tunisie, Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Égypte, Liban, Libye, Maroc, Monténégro et Turquie), grâce à une subvention de 43 millions de dollars (près de 121 millions de dinars tunisiens) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le Medprogramme est soutenu par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et par la Banque européenne d’investissement (BEI), par le biais d’un cofinancement de 700 millions de dollars sous forme de prêts aux pays et aux entités publiques et privées. Le programme permettra entre autres de réduire les principaux facteurs de stress environnementaux, de renforcer la résilience climatique et la sécurité des ressources en eau, et d’améliorer la santé et le soutien des populations côtières de la région méditerranéenne. Le lancement officiel de la partie tunisienne du Medprogramme est prévu ce mois de juillet 2020. Les usines de traitement des eaux usées qui seront rénovées sont celles qui sont à saturation ou proches de la saturation. « Il est important de s’assurer que chaque usine ait une capacité suffisante pour traiter toutes les eaux usées urbaines, rurales et industrielles jusqu’en 2045 », souligne Lorenzo Paolo Galbiati, responsable du plan d’action méditerranéen du  Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Outre la réhabilitation de 10 stations de traitement d’eau, le Medprogramme vise également à évaluer dans le pays la contamination du sol par le mercure dans la ville de Kasserine, au centre-ouest de la Tunisie, à identifier les actions prioritaires pour remédier aux contenants de mercure métallique dans les anciennes cellules électrolytiques et à proposer un plan de gestion global du site contaminé. Le programme comprend aussi la préparation d’un plan d’inventaire national des polluants organiques persistants (POP), en collaboration avec les ministères concernés et l’identification d’actions concrètes pour la gestion durable de l’aquifère côtier du Djebel Ras dans le gouvernorat de Bizerte en Tunisie, renseigne afrik21.africa.

Nigéria : Dow lance le projet ReflexNG pour la gestion des déchets plastiques

L’entreprise Dow, spécialisée dans la fourniture de solutions « innovantes et durables » pour l’emballage vient de lancer au Nigéria le projet « ReflexNG ». L’initiative vise à collecter et à recycler les déchets plastiques à Lagos, la grande plus grande ville du Nigeria. Dow mettra ce projet en œuvre, en la collaboration avec des partenaires locaux. La pollution de l’environnement par les déchets plastiques sera bientôt atténuée à Lagos, la plus grande ville du Nigeria. Le fournisseur de solutions d’emballage Dow, lance dans la ville, un projet d’assainissement baptisé « ReflexNG ». Ce projet pilote vise à collecter et à recycler les déchets plastiques à Lagos. ReflexNG s’inscrit ainsi dans le cadre de l’objectif global de durabilité « Stop The Waste » de Dow qui permettra la collecte, la réutilisation ou le recyclage d’un million de tonnes de plastiques dans le monde d’ici à 2030. L’entreprise compte travailler avec les partenaires locaux tels qu’Omnik et RecylePoints. Le projet « ReflexNG » concerne spécifiquement le recyclage des sachets d’eau par le biais d’un programme pilote. « À travers ce programme, nous voulons montrer aux habitants qu’il est possible de collecter, de recycler et de réutiliser le plastique », indique Dow. La société, avec la collaboration d’Omnik et de RecylePoints, collectera environ 300 millions de déchets dans le cadre du projet « ReflexNG ». Les déchets seront ensuite acheminés dans des unités de recyclage. Une analyse de rentabilité « viable » pour l’utilisation de recyclats (résines fabriquées à partir du plastique recyclé) dans des applications d’emballage primaire non alimentaire sera également menée. Au Nigéria, 19 % de la population n’a pas accès à l’eau potable, dont la majorité se trouve à Lagos. Pour pallier ce problème, certaines personnes optent depuis quelques années pour les sachets d’eau, entraînant ainsi la pollution par les déchets plastiques. Au-delà des actions collectives d’assainissement, un changement de mentalité est nécessaire. C’est dans cette optique que Dow et ses partenaires locaux envisagent, comme autre axe du projet « ReflexNG », la sensibilisation des habitants. Le projet permettra aussi aux petites et moyennes entreprises (PME) de gestion des déchets du Nigéria d’apprendre les principes de durabilité afin d’améliorer leurs activités, a, sous un autre registre souligné afrik21.africa.

Le rôle des parties prenantes au projet « ReflexNG »

Pour la mise en œuvre de ce projet de gestion des déchets dans la ville de Lagos, chaque partenaire aura sa partition à jouer. Les sachets d’eau seront collectés par RecyclePoints, une start-up de gestion des déchets qui utilise des kiosques, une application téléphonique et emploie des collecteurs. « Les kiosques servent de point de contact pour la communauté, qui peut ainsi rapporter les déchets en échange de produits alimentaires, de crédits de téléphone portable, d’argent et d’autres articles utiles. L’application quant à elle sert à coordonner la collecta à partir de plusieurs points de la ville », souligne Dow. La partie collecte du projet est financée par l’Impact Fund de Dow et s’étendra à d’autres partenaires de collecte dans une phase ultérieure.Une fois les déchets collectés, Omnik sera chargé de les traiter en PCR (recyclage post-consommation). « Actuellement, les premiers lots ont été collectés et envoyés aux studios d’emballage de Dow à Tarragone, en Espagne, où ils seront analysés et testés. Sur la base de cette évaluation, Dow et Omnik collaboreront pour améliorer les propriétés des recyclats afin qu’ils puissent être réutilisés de manière adéquate », déclare Dow. En plus de s’occuper du traitement des déchets, Omnik a financé un centre de rachat stationnaire, géré par RecyclePoints, dans les locaux du ministère de l’Environnement de l’État de Lagos. L’objectif est de créer une infrastructure à long terme pour la récupération des déchets plastiques. Ce qui permettra de créer un « entrepôt final » pour le flux de sachets d’eau, tout en employant plus de 200 collecteurs de déchets enregistrés par RecyclePoints.Le centre de durabilité de l’École de commerce de Lagos (LBS sustainability Centre) quant à lui agira en tant que partenaire dans la formation. Actuellement, le LBS sustainability Centre organise une série de conférences sur l’économie circulaire et s’est associé à Dow pour former un groupe de 40 entrepreneurs sociaux qui ont actuellement des sociétés dans le domaine de la gestion des déchets au Nigéria. L’objectif est de s’assurer que l’éducation et le matériel que ces entrepreneurs reçoivent par le biais du processus aboutiront à une collecte durable à long terme des emballages souples, en particulier des sachets d’eau, ajoute le média panafricain.

Moctar FICOU / VivAfrik        

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